Archives mensuelles : mai 2016

BERNARD ALLISON

21 MAI 2016 – 1988 Live Club  index

Bernard ALLISON était en tournée Européenne au début de ce printemps. Une étape au 1988 Live Club à Rennes était programmée le 21/05/16.

La veille, il jouait au Zénith de Caen, dans le cadre de la Nuit du Blues. 2000 personnes y étaient présentes. En ce samedi au 1988 Live Club, si on était 150, c’était déjà pas mal. Alors si proportionnellement parlant on est dans le même ordre de remplissage de salle (soit environ 30%), il est quand même dommage de constater qu’à Rennes, le Blues ne fait pas recette et n’a pas de lieu adéquat pour un artiste de l’envergure de Bernard ALLISON. Difficile à comprendre une jauge aussi faible quand on sait celle que peut atteindre les nombreux festivals de Blues de la région. Certes l’annonce du passage à Rennes a été un peu tardive, mais quand même, une fois annoncé, le message est passé, Roazhon Blues entre autre était à la page. Pas assez Blues, trop Blues, déjà vu 2 ans auparavant au même endroit. Il y a surement plein de raison pour expliquer cette absence du public mais au final, pour ceux qui étaient présent, on peut dire qu’on a passé une excellente soirée.

Le concert a eu lieu dans une des salles au sous-sol, et si la scène est relativement petite, le côté club fait son effet et on se sent à l’aise.

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En première partie, un Anglais qui vient de faire le buzz suite à une vidéo tournée dans les rues d’Amsterdam, sur laquelle on le voit jouer en slide avec une flasque à Whisky sur une guitare posée sur ses genoux. Jack BROADBENT est un artiste talentueux, qui connait son registre Blues à la perfection et maitrise la slide guitare comme pas deux. Inspiré par les légendes que sont John Lee Hooker, Peter Green, Jimi Hendrix ou encore Robert Johnson, il remet au goût du jour les standards à sa manière, avec un zeste d’énergie folle qui rend le spectacle vivant. Sa voix est puissante, son jeu de guitare peut démarrer tout en souplesse pour se terminer dans une débauche de note dans lesquelles la flasque à whisky balai le manche de guitare. Le Blues permet encore ce genre de découverte et je pense qu’on va revoir ce Jack BROADBENT d’ici peu tourner dans les festivals. Ne le manquez pas, c’est un vrai remède contre la morosité.

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Le temps est à priori compté (inconvénient du lieu je pense), nous n’aurons pas le droit à un rappel, alors que Jack semblait disponible à continuer un peu la partie.

L’avantage de l’endroit, c’est que le bar est juste en face de la scène et nous n’avons qu’à nous retourner pour nous désaltérer tout en commentant le concert de ce jeune artiste. Pas beaucoup de temps mort, et c’est le Bernard ALLISON Group qui monte sur la scène. Jimi Primetime SMITH à la guitare, George MOYE à la Basse et l’excellent Mario Dawson à la batterie. Pas de doute, c’est du Blues, et du bon. Le groupe ouvre en prélude le concert, et c’est Jimi qui chante, avec parfois le soutien de George. Le son est parfait et dès le départ ça groove énormément.

3 titres comme ça, puis Bernard ALLISON vient rejoindre son groupe. Dégaine relax, casquette Kangol vissée sur la tête, dread locks, grand tee shirt au style bien américain, il arrive tout sourire sur scène.

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Pour l’avoir vu en 2011 à l’Ubu où il était accompagné par un band plus étoffé que ce soir, dont un saxo mémorable, pour ce concert on est en formule restreinte, deux guitares, une basse et une batterie. Classique mais efficace. Et si en 2011, le funk était omniprésent, ce soir c’est bien de blues qu’il s’agit. Reprise de Jimi HENDRIX avec « The Wind Cries Mary » en version soft, un BB KING, un titre de son père, le légendaire Luther ALLISON. N’étant pas un chanteur hors pair, il laisse facilement la place à son guitariste Jimi SMITH d’interpréter les morceaux et celui-ci s’en sort très bien.

Bien sûr, Bernard nous fera quelques longs solos de guitare comme il les aime, et que le public attend aussi, mais ils seront toujours très bien joués, jamais ennuyeux et superbement bien accompagnés par la section rythmique.

Mario DAWSON est un batteur qui aurait commencé à jouer l’age de deux ans (!?) mais à DSC_6463surtout appris à Chicago, puis a accompagné Britney SPEARS, Alexander O’NEAL ou Paul PETERSON AND DONNY OSMOND. Présent sur les albums de Bernard ALLISON « Chills & Trills » de 2008, et sur le dernier « In The Mix » de 2015, il est aujourd’hui reconnu pour être un représentant du Minneapolis Sound, où il joue avec les NUBIANS, SOUL TIGHT COMMITTEE ou encore JAYBEE AND THE ROUTINE. Vers la fin du concert, il restera seul sur scène pour nous montrer toute l’étendue de son talent par un solo de batterie impeccablement joué. Il finira même en aveugle avec une serviette recouvrant son visage.

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Cet interlude prendra fin avec le retour de George MOYE à la basse qui va relancer la machine, dans un style un peu plus funky. Pour conclure Bernard ALLISON, fera revenir Jack BROADBENT, et ensemble ils interpréteront un « Hit The Road, Jack » où chacun donnera le meilleur de lui-même. Le groupe remercie le public et semble heureux.

Nous le sommes tout autant. On a eu un excellent millésime de Bernard ALLISON Group, très Blues, laissant toujours ses musiciens s’exprimer. Jack BROADBENT nous a agréablement surpris par son jeu de slide Guitare. Merci à l’équipe du 1988 Live Club de nous proposer ce type de concert, on en redemande, et il y a beaucoup d’artistes qui seraient prêt à jouer dans ce lieu. Donc la prochaine n’hésitez pas, faites le déplacement !

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STAGGER LEE

05 MAI 2016 – MONDO BIZARRO

Une fois n’est pas coutume (mais ça risque bien de le devenir), la jam session du mois de Mai n’a pas eu lieu. Mais à la place, Roazhon Blues organisait un concert. Dans le passé, l’association a déjà fait venir plusieurs artistes. On peut citer Greg Slapzinsky, les Old bluesters, les Hoodoomen, Claude Bourbon, Malted Milk, Rosebud Blue Sauce, The Honeymen, Steve Verbeke, Ze Bluetones … Le dernier en date, c’était un groupe de Nantes, The Deluxe Présidents, fin 2014. Et c’est avec des Nantais que nous reprenons les bonnes habitudes.

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Sous le nom de STAGGER LEE, se cache la fine fleur des musiciens de Nantes. Jugez plutôt la composition de ce groupe. Arnaud Fradin leader de Malted Milk, au chant et à la lead guitare. A la guitare rythmique, Maxime Genouel, que l’on peut entendre avec les Lazy Buddies, les ex Big Shot, et actuellement avec son nouveau groupe les Cactus Candies. A l’harmonica, Thomas Troussier, qui accompagne à peu près tout le monde dans la région en matière de blues. Dans le même registre, on avait Miguel Hamoum à la basse et Fabrice Bessouat à la batterie, que l’on avait vu une dizaine de jours plus tôt à Bain de Blues accompagné JJ Thames, fabuleux concert de cette grande dame de la Soul Blues (voir report de Mai 2016).

En dehors de Malted Milk, Arnaud Fradin reprend actuellement un répertoire Blues dans différentes formations, en quintet acoustique et en duo. L’idée de Dom Genouel, notre nouveau président, était de l’inviter mais dans une formule électrique. Sympa comme il est, il a rassemblé ses potes et les voilà à répéter en vue du concert de Roazhon Blues. Il leur a fallu trouver un nom pour les annoncer. C’est donc sous celui de STAGGER LEE qu’ils se produiront. L’origine de ce nom provient d’un fait divers de 1895 , lorsqu’un proxénète noir, Lee Shelton tue son ami. Depuis, cette histoire a été interprété sous des titres différents et est devenu un standard de la musique américaine. Plusieurs artistes ont adapté leur propre version, dont les plus célèbres sont Taj Mahal, Dr John, Fats Domino, Wilson Pickett et bien d’autres encore.

Le concert du 05 Mai était donc une première pour ce groupe. Présent aux balances, on sentait déjà que ça allait jouer fort et que le répertoire était prêt. On découvre aussi qu’Arnaud Fradin est non seulement un très bon guitariste, mais également quelqu’un d’exigeant en matière de son et avec ses musiciens. Mais quand c’est pour la bonne cause, ça fonctionne.

Et le concert fût tout ce que l’on pouvait attendre. Un répertoire blues avec des classiques certes, mais interprétés de façon magistrale. On a eu des reprises de Lurrie Bell « Bring Yourself Back To Me », Bobby Bland « I’ll Take Care Of You » où le jeu de guitare d’Arnaud se révèle sublime, BB King « You Done Lost Your Good Thing Now » et bien d’autres encore. Les interventions de Thomas à l’harmonica étaient à chaque fois un vrai régal. La vieille Fender Telecaster (de 1977) d’Arnaud sonne super bien, et il en profite pour se lancer dans de long solo, mais sans être ennuyeux. Pour une première, la cohésion du groupe est tout simplement bluffante. Max Genouel assure à la guitare rythmique, mais prend parfois la lead et se fend même de deux interprétations. Si son chant n’est pas aussi souple que celui d’Arnaud, il n’empêche que ça passe bien. Deux sets d’une heure avec une très courte pause, nous ravira les oreilles et comblera le public. Le Mondo un peu pressé de fermer ce soir-là, n’autorisera pas de prolongation et il n’y aura donc pas de bœuf avec les quelques musiciens présents. Peu importe, le résultat est presqu’au-delà des espérances. Le groupe a été formidable, on a eu du Blues comme on aime, et le public était présent, malgré cette date de Jeudi de l’Ascension férié, doublé d’un beau soleil, encourageant plutôt les gens à s’éloigner de Rennes vers la côte. Comme quoi quand on propose de la qualité, ça marche. Ceci est très encourageant pour Roazhon Blues qui pense déjà à proposer un nouveau concert en fin d’année. Nous vous tiendrons informé dès que possible.

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Thomas Troussier & Max Genouel

 

Billet de Nico Mai 2016

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JAM SESSION BLUES – Avril 2016
4 mois déjà que Roazhon Blues a mis en place la formule d’un groupe en ouverture de la Jam. Et on peut dire que ça fonctionne plutôt pas mal. C’est tout récent, l’idée est bonne, il va falloir la faire perdurer. En ce 07 Avril c’est Electric P-Show qui s’y colle. Groupe de Nantes à l’origine, il se présente ce soir dans une formule remodelée pour une prestation sur Rennes. On retrouve le chanteur guitariste Tom La Piche, David à la batterie, mais pour remplacer Jules et Max respectivement à la guitare et à la basse, nous aurons Guillaume et Eric Lebeau. L’ensemble sera rehaussé par l’harmo de Cédric. Il y a du monde au Mondo et le set commence vers 21H30 bien tassé. Mélange de Rock‘n’roll et de Blues, les interprétations s’enchainent. Jouer en mode plutôt rapide, le chant un peu aigu de Tom se prête plutôt bien au côté Rock’n’roll des morceaux. Cédric place facilement ses notes d’harmo et la connivence est évidente entre David, Nico et Guillaume, tous trois membres des Lazy Buddies.

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Tom Lapiche

Puis vers 22H30, la Jam commence réellement. Tom reste au chant, mais laisse sa guitare. Les musiciens, peu nombreux lors de cette soirée, prennent place à leur tour sur la petite scène du Mondo. Toujours ces moments de flottements entre chaque morceaux, le temps que chacun s’installe, branche son matériel et que l’on se mette d’accord sur le morceau à jouer. Cela permet à Cédric de faire les annonces de Roazhon Blues et entre autre d’annoncer que le Jeudi 05 Mai, la Jam n’aura pas lieu mais sera remplacée par le concert évènement de STAGGER LEE’S, nouveau groupe de Nantes et composé des fameux Arnaud Fradin à la guitare et au chant, Thomas Troussier à l’harmonica, Max Genouel à la guitare, Miguel Hamoum à la basse et Fabrice Bouessat à la batterie. Autant vous dire tout de suite que ça va chauffer. Soyez présent !
Un appel à chanteur ou chanteuse, va décider Lena à monter sur scène pour la première fois. Si le chant n’est pas très fort, il s’adapte néanmoins très bien à la musique. Lena quittera la scène dès la fin du morceau, mais reviendra par la suite pour 2 autres interprétations. Comme quoi il suffit de se lancer.

Eric, Lena, Thomas

Il faudrait que quelques jeunes musiciens s’accordent pour répéter avec Léna quelques standards du blues et nous pourrions fêter la naissance d’un nouveau groupe. C’est bien ça l’esprit des Jam Sessions Blues !
Je ne sais pas si le fait que la jolie Léna ai quitté la scène, a décidé les spectateurs à s’en aller également, mais vers 23H30, le public était beaucoup plus clairsemé. Cela n’a pas empêché Tom de remonter sur scène et relancer la machine. Les spectateurs restant réclamant même un rappel en fin de soirée.

Cédric, Guillaume, Eric  et Nico, Mario

La Nuit du Blues à AMBON – 09 Avril

A peine remis de la soirée Jam Session du Jeudi, me voilà repartit le samedi suivant à Ambon. Je vous ai parlé de cette nuit du Blues le mois dernier en vous disant tout le bien que j’en pensais, et qu’à chaque fois il y avait de belles découvertes à entendre. Que ceux qui ne m’ont pas écouté le regrette au plus profond d’eux même, car une fois de plus, Philippe Le Guennec a su faire preuve d’inventivité avec sa programmation.
Ce qui est bien avec Philippe, c’est qu’il se déplace sur les festivals en Europe, surtout du Nord, où la scène Blues est très vivante et très riche. Et quand il a un coup de cœur, qu’il est emballé, on peut être sûr que ça va valoir le coup. Quand on fait autant de concert dans l’année, depuis tant de temps, on sait faire la différence entre un bon groupe, et un excellent groupe.
En inter scène, il n’y avait pas vraiment de surprise pour ceux qui suivent Philippe dans ses festivals à lui, puisque le Danois Daniel Eriksen a joué l’année dernière au festival Blues au Château à la Chèze (commune des Cotes d’Armor, proche de Loudéac). Il joue un Blues rugueux, très influencé par le delta Blues, avec beaucoup de slide. C’est très efficace et sa voix se prête bien à son style.
Nouveauté cette année, l’inter scène se faisait sur ……………….. la scène principale !!! Si côté technique, ce n’est peut-être pas l’idéal pour les changements de plateau, il faut bien admettre que sur la grande scène, la musique est mise en valeur. Et l’artiste également. Et ça laisse plus de place côté bar, ce qui n‘est pas négligeable non plus. Il faut avouer que les années précédentes, il était difficile de se déplacer dans l’espace hall. Quand vous avez 500 spectateurs qui se lèvent pour, soit aller boire un verre, commander une galette saucisse ou acheter le CD du groupe qui vient de finir son show, ça fait du monde à circuler. Coup d’essai ou définitif, on verra l’année prochaine ce qui en aura été retenu.

Daniel Eriksen
Daniel Eriksen

Du coup, ça donnait l’impression que la nuit commençait drôlement tôt cette année, puisque Daniel ERIKSEN est monté sur scène dès 20H00, alors que la salle n’était pas encore pleine.

Puis à la fin de son premier set, c’est le maitre de cérémonie, en la personne de Mr Francis RATEAU, qui est venu présenter la première artiste de cette soirée placée sous le signe du Francis RateauBlues au Féminin. TY LEBLANC est une chanteuse Texane. Son répertoire est plutôt soul, voir jazz parfois et la voix est exceptionnelle. Elle me rappelle une autre découverte de Philippe quelques années auparavant à la Chèze, avec Dédé Priest. Toutes les deux chantent magnifiquement un répertoire soul. TY LEBLANC est accompagnée pour la soirée de Dom Braud à la basse, Vincent Petit à la guitare et Richard Dagorne à la batterie. Musiciens locaux, la rencontre avec la chanteuse s’est faites dans l’après-midi, avec répétition à l’appui. Si on peut déceler évidemment un manque d’enchainement et que l’on aurait souhaité que ça groove un peu plus, il faut reconnaitre que chacun à jouer juste, et que TY LEBLANC était satisfaite de son band d’un soir. Sa voix et son énergie resteront dans les souvenirs de chacun.

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Ty Leblanc

Mon petit doigt me dit que nous devrions la revoir dans la région cet été, et si c’est avec les mêmes musiciens, alors le feeling devrait être encore meilleur. Surveillez bien l’agenda Roazhon Blues !
Daniel Eriksen revient sur scène, pour interpréter d’autres parties de slides guitare, pendant que plusieurs spectateurs se pressent autour de TY LEBLANC pour une dédicace de CD ou une photo, preuve de son succès.
Puis Francis RATEAU remonte sur scène pour nous présenter l’artiste suivante. La Madrilène Susan SANTOS. Elle arrive sur scène tout de cuir vêtue et faut avouer qu’elle est très belle, avec ses longs cheveux noirs, typique des femmes Espagnoles.

Susan Santos
Susan Santos

Accompagné d’un bassiste et d’un batteur, c’est en mode power trio qu’elle nous délivre un rock blues pêchu. De formation classique, on voit qu’elle est douée à la guitare et que la voix se prête bien au style rock. Susan a déjà 3 albums à son actif et nous présente ici plusieurs morceaux de son tout nouvel album « Skin & Bones », qui sort courant Avril. Le problème de ce type de formation et de style, c’est qu’il y en a eu et il y en a beaucoup, et qu’il est difficile de se démarquer. C’est très bien jouer, mais malgré tout cela reste un peu conformiste. Les morceaux lents interprétés avec une très belle guitare rouge, sont plus intéressants. Personnellement je reste un peu sur ma faim, surtout après la prestation de TY LEBLANC. Il aurait peut-être fallu inverser l’ordre de passage. Quoiqu’il en soit le public semble apprécier la belle Espagnole.
Après un troisième passage de Daniel Eriksen, place à la tête d’affiche que j’attends avec beaucoup d’impatience. Philippe n’arrête pas de m’en dire du bien, et j’ai vraiment hâte de les voir sur scène. Quelques visionnages sur le net m’ont déjà mis l’eau à la bouche mais rien ne vaut le baptême du feu, la prestation live. Et on peut d’ores et déjà dire, que ça été la grosse découverte de la soirée et qu’on a tous pris une claque avec ce groupe. Dès que les musiciens montent sur scène, ça démarre très fort. La chanteuse Stephanie Océan Ghizzoni, longue robe de soirée, petit veston et coiffé d’un haut de forme, déboule sur la scène, et on est tout de suite happé par la musique et le chant. Leur style est très inspiré d’un Blues du sud de la Louisianne, entre ambiance vaudoo et bayous avec un côté festif et chaleureux, le tout accommodé à la sauce Italienne. Ca s’exprime fort, le caractère latin qui ressort. Stéphanie représente un savoureux mélange des fameux carnavals de la Nouvelle Orléans et de Venise. Elle utilise ainsi plusieurs artifices qui donnent une couleur au show (poudre de perlinpinpin, Tête de mort, lancé de paillettes).

Stephanie Océan Ghizzoni
Stéphanie Océan Ghizzoni

Et pendant ce temps là ça swingue, ça swamp, ça groove. Les musiciens sont tous exceptionnels dans leur genre. On avait Luigi Cerpelloni à la guitare, Filippo Romano au piano, Marco Xeres à la basse et son frère Paolo à la baterie. Stéphanie occupe la scène, prend un washboard, un kazoo, une cannette percée, change de couvre-chef, s’assoit en bord de scène pour un blues lent. Ca enchaine et on ne voit pas le temps passé, tellement on est pris dans l’ambiance. Quelques spectateurs sont venus devant la scène pour danser ce qui n’est pas toujours du goût d’un public plutôt sage, assis sur leur chaise. Mais à la fin du show, tout le monde s’accordera pour réclamer un rappel largement mérité. Stéphanie, plus carnavalesque que jamais, revient sur scène avec un masque d’alligator du plus bel effet. Elle joue tellement le rôle, qu’elle se met à ramper sur scène tel le reptile préhistorique, puis à descendre dans la fosse de cette manière.

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On en aurait presque peur de se faire dévorer par ce carnivore réputé. C’est l’apothéose, le public en redemande encore et encore. Le groupe reviendra sur scène, nous interprété l’une des plus belles versions jamais entendues de « The House Of the Rising Sun », rendu célèbre non pas par notre Johnny national, mais bien par The Animals, groupe légendaire du British Blues Boom des sixties dirigé par Eric Burdon. Le temps à chacun de redescendre de son petit nuage, d’aller acheter leur dernier CD qui vient de sortir, le faire signer par l’ensemble du groupe, en profiter pour échanger avec eux tout le bien que l’on pense de leur concert. Philippe Le Guennec a encore gagné son pari, nous offrir une superbe soirée de Blues au féminin dans ses différents styles. Si vous voyez le nom des Alligator Nails à l’affiche d’un concert ou festival de la région, n’hésitez pas, faites la route, vous ne le regretterez pas. Et l’année prochaine venez à la 13ème édition de la nuit du Blues à Ambon, vous y découvrirez un groupe ou artiste dont vous ne soupçonniez même pas l’existence et qu’après, vous voudrez tout connaître.
Merci à Philippe Le Guennec et à toute l’équipe de bénévoles qui nous permettent de vivre de tels moments.

Festival Bain de Blues – 22 & 23 Avril

10 ans déjà que le Festival Bain de Blues prend ses quartiers fin Avril dans la salle des fêtes de Bain de Bretagne. Et quand on regarde un peu dans le rétroviseur de ce festival, on s’aperçoit quand même qu’il y a eu du beau monde à être monté sur la scène de Bain de Blues. Des légendaires Jimmy Johnson, Jimmy Burns ou Lurrie Bell, aux nouveaux à qui Bain de Blues a ouvert ses portes et qui depuis ne cessent d’être solliciter sur toutes les scènes internationales, je pense à Sugaray Rayford, Selwyn Birchwood, à l’ouverture à d’autres styles comme la soul, avec la très belle découverte de l’année dernière Kyla Brox ou cette année le funk avec Funky Nyco. On pourrait citer encore tout un tas de noms, sans oublier tous les groupes des inter scènes à qui le passage sur ce festival à également offert des belles perspectives sur d’autres festivals. Allez voir l’historique sur le site de Bain de Blues dans la rubrique flashback et vous comprendrez pourquoi ce festival est devenu un incontournable en France.
Alors oui 10 ans ça se fête. Et comme d’habitude, Patrick Lecacheur nous a concocté une affiche digne de cet évènement, sans pour autant basculer dans la démesure avec une tête d’affiche peut être de rêve, mais qui pourrait mettre le festival en péril.

Ella Foy
Ella Foy

3ème année que ce festival est passé sur deux jours, et toujours cette petite affluence le vendredi, cette année peut être encore plus évidente. Pourtant il y avait de belles choses à entendre. Tout d’abord avec le groupe en inter scène Ella Foy. Trio chant/guitare avec Hélène Fayolle, Romain Deruette à la contrebasse et Bruno Tredjeu à l’harmonica, ils ont fait l’unanimité dans le public. Très belle voix soul, elle me faisait penser sur certains titres à Moriarty ou encore plus flagrant Alela Diane.

Le jeu jazzy à la contrebasse accompagne parfaitement Hélène et sur des morceaux plus blues, c’est l’harmo de Bruno qui rythme le tout. Succès assuré à chaque prestation de la soirée.
Premier groupe à passer sur la grande scène, The Swinging Dice. Nouvelle formation française dans un style Rhythm and Blues de la Nouvelle Orléans, ce ne sont pas pour autant des inconnus. Nous avions pu déjà voir Matthieu Duretz à la contrebasse et Fabien Lippens à la guitare en Novembre dernier au Montfort Blues Festival dans la formation The Subway Cow Boys. C’était alors un répertoire plus country, mais avec des intonations Bluesgrass, et on avait déjà apprécié le jeu de guitare de Fabien.

Ella Foy 02Accompagné par Dann-Charles Deneux à la batterie et Pierre Matifat au chant et clavier, le groupe nous propose un répertoire issu d’un mélange de Rock’n’roll et de swing. Un premier album sortit en Octobre 2015 obtient les éloges de la presse spécialisée. Un peu statique sur scène, ça peut manquer parfois de spontanéité, mais leur cocktail pop rock swing met tout le monde d’accord, sur les qualités musicales de ce band. Ne les manquez pas s’ils passent près de chez vous. Ils finiront leur set par le titre « Do You Know », très rock’n’roll. Difficile de rester statique sur un tel morceau.

Swinging Dice quitte la scène, qu’Ella Foy reprend aussitôt en face. On retrouve Swinging Dice à l’entrée pour les dédicaces. Petites discussions entre amis devant le stand. 15 € pour le CD, ça fait cher pour un disque français auto produit. Le vinyle à 18 € devenait du coup presque plus intéressant. L’industrie du disque étant ce qu’elle est aujourd’hui, chacun a son point de vue et tous se valent, mais force est de constater qu’il devient rare de trouver sur un festival un CD à 10 €. A Ambon pour Alligator Nail à 10 €, j’ai pris, 15 € pour Swinging Dice je n’ai pas pris. Il ne sera pas pour autant télécharger ni illégalement, ni autrement, je m’en passerai. C’est dommage, j’ai bien aimé le groupe, j’aurai souhaité les encourager en leur prenant un CD. Sur un concert d’un soir en unique invité, ça peut passer. Mais sur un festival comme Bain de Blues c’est 10 groupes sur deux jours, et chacun y va de son CD. Je n’en veux aucunement à Swinging Dice en particulier, c’est un constat général que l’on se faisait entre potes amateurs de disques, fréquentant de nombreux festivals. Faudrait ouvrir le débat entre public et artistes, on pourrait surement en discuter longuement, sans pour autant trouver un consensus.
Revenons à la musique live, et à celle de Bain de Blues en particulier.

Deuxième groupe de la soirée, The Crazy Hambones Live sera la révélation de la soirée. Seul groupe à avoir eu une demande de rappel. L’applaudimètre restant une valeur sure de la ferveur du public. Trio international, on retrouve l’anglais Brian Barnett à la guitare, l’allemand Micha Maass à la batterie et l’américain (Floride) Henry Heggen au chant et harmo. Ce ne sont pas des petits nouveaux, ils ont déjà deux CD à leur actif, mais toutefois assez récent puisque le premier date de 2014 et le second de 2015.

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Crazy Hambones

A l’aise sur scène, ils vont nous délivrer du blues sous toutes ses formes. Le succès de ce groupe tient surtout à la vitalité de son chanteur. Le guitariste étant assis dans un style so british, tout le flegme britannique, tranquille mais efficace. Henry Heggen sait faire le show et participer le public. Ses parties d’harmonica sont superbement bien jouées. Grosse ovation, rappel, le public est enthousiaste.

John Clifton

Ensuite c’est au tour de John Clifton. Celui qui était sans doute le plus attendu, sera du coup peut être le plus décevant. Bien accompagné, il laissera un peu trop ses musiciens (belges) s’exprimer à tour de rôle dans de long solo. Répétitif sur l’ensemble des titres, ça lasse un peu le public. Au milieu du set, un harmoniciste rejoindra le groupe, mais malgré un plaisir de jouer, l’ensemble n’arrive pas à décoller. A revoir mais avec son propre groupe, car d’après les différentes vidéos sur le net, John est surement capable d’être meilleur.

Et c’est devant un public bien clairsemé, que Fonky Nyco monte sur scène.


Musique d’origine afro américaine, le funk est un style bien particulier à lui seul. On aime ou on aime pas. Patrick Lecacheur adore le funk et a oser (dans le sens noble du terme) en programmer, avec ce jeune groupe nantais, qui monte. S’il dédie son concert de la soirée à Prince décédé la veille, on ne retrouvera pas cette originalité du kid de Mineapolis qui a fait son succès. Avec Fonky Nyco on est dans un funk puissant, que ça soit à la guitare ou au chant. C’est d’ailleurs l’un de ses atouts, son chant est un régal. Le groupe tourne depuis un moment, et ça s’entend. Y’a du boulot entre toutes les parties instrumentales et tout est en place, ça claque, ça envoi, ça s’arrête, pour reprendre aussitôt.
Pas de temps mort. Je retrouve quelques influences Malted Milk, autre groupe nantais qui mélange plus facilement le funk avec la soul et le blues. Avec Fonky Nico c’est 100% Funk. Les spectateurs réclameront un rappel, que Nico se fera une joie de leur donner.
La première soirée se termine assez tard sur une note mitigée. Les concerts du vendredi ont du mal à faire déplacer les gens. Le microcosme des fidèles des scènes blues est présent, c’est l’occasion de se revoir et discuter ensemble. Il n’y aura pas eu de véritable grande surprise comme Bain de Blues a déjà su nous en proposer. La prestation de la soirée du samedi ne fera que confirmer cette impression, tant la différence sera importante en terme d’émotion.
Samedi 23 Avril deuxième journée du festival. Nouveauté cette année, une Blues Garden sur le lieu du festival de 12H30 à 18H00. Je n’ai malheureusement pas pu m’y rendre, donc je ne sais pas comment cet après-midi s’est déroulée.
Arrivé légèrement en retard, je rentre dans la salle au son de Nash & Delaware. C’est un style plutôt rock, genre rentre dedans. C’est énergique, ça joue fort entre la guitare et l’harmonica.
Premier signe encourageant pour la soirée, y’a du monde. Le groupe de l’inter scène est encore applaudi, que de l’autre côté de la salle, Patrick Lecacheur nous présente le premier groupe .

Vicious SteelVicious Steel, a remporté le prix Bain de Blues au festival des RDV de l’Erdre l’été dernier. Vu lors de cette prestation, le duo alors composé de Cyril au chant, guitare et percussions, et de Tim à la contrebasse/chant n’est plus, puisque ce dernier a quitté le groupe. Ils avaient eu le temps d’enregistrer un CD en Mars 2015 qui avait eu les honneurs de la presse spécialisé. Tim partit, il est remplacé par un …..batteur ! Autant l’ancien duo avait une vraie présence sur scène, que cette nouvelle formule est un peu plus anonyme. Le décor d’un bivouac au fin fond du bayou est toujours là, avec son bidon de kérosène, l’alligator et le crâne de je ne sais quel animal, mais c’est Cyril qui porte tout le registre de Vicious Steel. Le batteur n’apporte pas vraiment un plus, voire même fait perdre l’originalité des morceaux. Le côté Down Home Blues perd un peu de sa puissance, et se joue sur un rythme plus linéaire. Pas facile sans doute de reprendre un répertoire composé à deux dans un même état d’esprit et de devoir le retranscrire avec un élément extérieur. A suivre tout de même et voir quel chemin ils vont emprunter dorénavant.
Nash & Delaware reprennent leur place et il ne faut pas perdre de temps si on veut se rafraichir le gosier. C’est la grosse affluence du samedi soir, dès que l’on se déplace y’a des rencontres qui se font et c’est la queue pour se faire servir.

Le verre n’est pas encore fini, que les premières notes de ce qui va être l’un des moments fort du festival retentissent. Sur scène c’est JJ THAMES, qui remplace au pied levé l’absence de Big James and the Chicago Playboys. Big James ayant été hospitalisé une semaine avant à Chicago. Nous lui souhaitons un bon rétablissement. Coup dur donc pour Bain de Blues avec l’annulation de ce concert qui devait être la tête d’affiche de ce festival. Après l’année dernière avec Paul Jackson, le sort s’acharne sur Bain de blues. L’après-midi, j’écoutais encore l’album “ The Big Payback by Blind Pig” et regrettait de ne pas pouvoir assister à un show qui s’annonçait brulant.

JJ Thames 01Je ne sais pas comment aurait été la représentation de Big James mais je sais que celle de JJ Thames aura été énorme. En premier lieu, c’est d’abord elle JJ Thames que l’on voit. Grande, très forte, moulé dans une robe rose, elle hypnotise le spectateur. Son chant est puissant, passionné et interprète un soul blues sincère et généreux. Accompagné par Fabrice Joussot à la guitariste et Cédric Le Goff aux claviers (tous deux membres des Flying saucers), Fabrice Bessouat à la batterie et Antoine Escalier à la basse, ce band est une tuerie. Fabrice Joussot y étant pour beaucoup par son jeu de guitare et son coté showman. L’ensemble est en parfaite harmonie. C’est juste le début de la tournée et pourtant ça parait rodé comme s’ils jouaient ensemble depuis de longues années. Bain de Blues prend alors un tout autre statut. On est dans la cour des grands, et tous ceux qui étaient présents la veille lâche un grand souffle de soulagement. Voilà ce que ce public habitué à du haut de gamme attendait. Dans un registre très soul, elle interprètera des titres comme « I Wanna Fall In Love » « Only Fool Was Me » ou bien « Don’t Stop My Shine ». Elle reprendra à merveille la version de Etta James « I’d rather Go Blind » avant un rappel pour finir le show. Tout le monde approuve, c’était de la dynamite !

JJ Thames 02

Allait suivre Sandra Hall, celle que l’on nomme outre atlantique l’impératrice du Blues. Plus petite, mais aussi plus agée, elle sait néanmoins très bien investir la scène. Elle est accompagnée par les French Blues Explosion au complet, c’est dire la célèbre rythmique Pascal Delmas et Fred Jouglas, les claviers de Victor Puertas et la guitare de Mr Tchang. Et pour cette tournée Européenne de Sandra Hall, et uniquement sur certaines dates à priori dont celle de Bain de blues, était présente une section cuivre, les Capitol Horns formé de l’Allemand Tim Saour au saxo et Rodolphe Tissinier au trombone. Le registre est plus blues que JJ Thames, les reprises plus classiques. Les références vocales vont à Koko Taylor ou Etta James.

Sandra HallMalgré ses 68 ans, la voix reste puissante. Elle la force même un peu, ce qui n’est pas forcément nécessaire. Si elle s’assoit parfois pour se reposer un peu lors d’un morceau, c’est pour se relever ensuite et repartir de plus belle. Très sensuelle sur scène et sexuelle dans ses textes, elle fera monter un jeune garçon pour une danse langoureuse qu’il n’est pas prêt d’oublier. Après encore quelques standards, Sandra Hall demandera à quelques-uns de la rejoindre sur scène et danser pour un final époustouflant.  Le public est ravi et a le sentiment d’avoir assisté à deux grandes prestations, tant par la qualité de chant de JJ Thames et de Sandra Hall que par celle des groupes accompagnateurs. Côté guitare, si Fabrice Joussot à fait le spectacle (debout, à genou, couché) dans une tenue décontractée, Mr Tchang en costard cravate a été d’une grande sobriété, mais d’une efficacité redoutable dans ses solos, tout en finesse. Les French Blues Explosions gagnent en maturité à chaque nouvelle prestation, et avec cette formule clavier + cuivre, c’est le jackpot assuré. A revoir !

Sandra Hall 02

Le dernier groupe a passé était Henri Herbert Trio. Pas de guitare, juste une basse, une batterie minimaliste et Henri Herbert au piano. Si à l’intro du premier morceau, je pensais que ça allait envoyer grave, j’ai été un peu déçu par la voix. On ne l’entendait pas, ça manquait de puissance. Les 3 ou 4 premiers ont été joué rock’n’roll à fond de cinq, puis Henri est passé à des choses plus calme. Excellent pianiste, joueur de boogie, il faut être vraiment original pour captiver un public sur tout un show. Difficile aussi de passer après deux très belles prestations de diva, Henri Herbert Trio joue dans un tout autre registre. La chemise trempée, il  joue comme un damné sur son piano et la section rythmique fait le boulot. Le public apprécie, mais aucun rappel ne sera demandé.

Henri Herbert Trio 01

Ainsi ce termine la 10ème édition de Bain de Blues. Peut-être pas la plus mémorable, mais avec une volonté de proposer différents styles aux frontières des musiques afro américaines tout en conservant une bonne base blues. Chaque soir a eu ses moments forts, avec des groupes dont beaucoup n’en connaissaient même pas l’existence. Merci à Patrick Lecacheur de nous faire découvrir ces talents chaque année. Bravo à toute l’équipe des bénévoles de se plier en quatre pour nous recevoir, aux techniciens de nous assurer un son impeccable et une mention toute spéciale cette année aux éclairagistes. La lumière était parfaite sur tous les shows, permettant de prendre des photos dans d’excellentes conditions.

Concert & Festival en Mai

Le 21/05/16 Bernard Allison 1988 Live Club Rennes
Son dernier album “In The Mix” est vraiment très bon, avec 2 reprises de papa, morceaux funky comme il sait les faire. Espérons qu’il en reprenne l’essentiel pour cette tournée, dans ce cas le déplacement vaudra surement

A la même date mais sur le week end le 21 & 22 Mai à Drouges (entre La Guerche de Bretagne et Martigné Ferchaud), aura lieu le 1er Farm & Village Festival. Ambiance Bluesgrass, Blues, Folk assurée. Ce 1er Festival ce veut très vintage avec expo de vieux tracteurs, démonstration de barbier à l’ancienne, stand de repro de vêtements d’époque, cigar box …
Coté musique on ne sera pas en reste avec des concerts gratuits l’après midi et la soirée du samedi payante (15.00 €). Sont programmés Blackrry’n Mr Boo Hoo, Wild Boogie Combo, Ronan One Man Band, Acousta Noir et bien d’autres encore.
RDV sur leur page facebook : Farm & Village Festival