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LES RDV DE L’ERDRE 2016

Fin Août, les bords de l’Erdre de Nantes et des communes avoisinantes, accueillent l’un des plus grands Festival de Jazz gratuit de France. Le Blues y a sa place depuis toujours, avec une scène remarquablement bien située, aux abords de la petite et charmante île de Versailles.

Pour cette 30ème édition, du 26 au 28 Août, cette scène Blues recevait dès le vendredi soir, la finale de l’International et l’European Blues Challenge organisée par France Blues. Deux catégories : solo/duo et groupe. Trois prix à gagner : un voyage à Memphis en 2017 pour la grande finale annuelle mondiale de l’International Blues Challenge dans chaque catégorie et une place pour celle de l’European Blues Challenge qui se déroulera au Danemark l’année prochaine. Présent aux RDV de l’Erdre pour la catégorie solo/duo : Bobby & Sue et Vicious Steel. Dans la catégorie groupe : Kathy Boyé, Red Beans & Pepper Sauce, Gaëlle Buswel (présente en remplacement de Scarecrow, ceux-ci étant pris par ailleurs) et Cotton Belly’s.

Chaque candidat à 25mn pour convaincre le jury, pas une de plus. C’est très court pour apprécier véritablement le répertoire complet d’un groupe, mais suffisant pour laisser apercevoir son réel potentiel. Faut pas se louper, quoi.

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Les Red beans & the Pepper Sauce seront un peu les plus malchanceux de cette finale, avec un clavier hors d’état. Ils vont donc adapter leurs titres en direct. C’est efficace, mais trop rock et pas assez (du tout !) Blues pour espérer gagner. Kathy Boyé est une Blueswoman, avec un répertoire Soul Blues. Elle peut s’appuyer sur la guitare de Sam Tchang pour égrener de belles notes bluesy. Tout est en place mais ne décolle pas vraiment. Manque une petite touche d’originalité et de puissance pour accrocher réellement.

Gaëlle Buswel était déjà présente lors de la finale 2015 à Cahors. Son set est carré, ça envoi du son, parfois rock, voir pop, mais avec la touche roots qui lui permet de s’octroyer le prix de l’European Blues Challenge. C’est donc Cotton Belly’s, avec un show country blues très énergique et un Yann MALEK excellent à l’harmonica, qui ira à Memphis. Ils y seront peut-être attendu, car leur dernier album « Rainy Road » a largement été salué par la critique américaine : http://www.bluesblastmagazine.com/issue-10-2-january-14-2016/. Affaire à suivre !

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dsc_8956Dans la catégorie solo/duo, deux duos en compétition. Bobby & Sue sont passés d’un répertoire jazzy, à quelque chose plus proche de l’Américana. Bobby excelle toujours à la guitare et la voix de Sue est plus rugueuse que lorsqu’elle interprétait ses anciennes compositions. Il y a de l’énergie, que je ne leur connaissait pas, mais cela ne sera pas suffisant pour contrer Vicious Steel.

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Déjà présents l’année dernière sur cette même scène, ils concourraient alors pour le tremplin des RDV de l’Erdre. Ils avaient remporté le prix Bain de Blues (prestation scénique en Avril dernier) mais aussi celui de Vache de Blues qu’ils n’ont pu honorer suite à la disparition de ce superbe festival. Depuis le duo n’est plus le même, et c’est Cyril Mainguy qui est resté au commande. Un batteur est venu remplacer Tim, juste avant Bain de Blues. D’où à l’époque un sentiment mitigé sur cette nouvelle formation qui avait perdu un peu de son âme. Depuis, tout s’est mis en place et Cyril maitrise parfaitement le show. L’ascension est assez fulgurante pour ce jeune duo. Gageons que ce voyage à Memphis sera une étape supplémentaire dans l’inventivité de leur jeu.

Au final, la hiérarchie est respectée, ce sont bien les groupes / duo les plus en phase avec l’objectif qui ont gagné. Félicitations au jury et à l’ensemble des participants.

Le week end est réservé au classique tremplin des RDV de l’Erdre, qui regroupe une sélection de six groupes. Répartit sur deux jours, chaque groupe à 50 mn pour convaincre. Jakez & the Jacks sont les premiers à se lancer le samedi à 15H00 sous un beau soleil. Groupe formé il y a un peu plus d’un an,  leur répertoire pioche principalement dans le Chicago Blues. Le guitariste chanteur Jakez ayant eu le virus du Blues avec Buddy Guy. Le jeu d’harmonica de Thomas nous transpose encore plus dans l’esprit de la Windy City.

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Assez surprenant de voir Olivier GOTTI en compétition sur ce tremplin. Présent en 2013 à l’IBC de Memphis, il avait été jusqu‘à la demi-finale. Depuis il avait un peu disparu des radars, et cette année il revient en force. Sur scène, il est seul, assis sur une chaise, une Weissenborn (guitare Hawaienne) posée sur ses genoux. Bien insonorisé, son chant et son jeu de guitare font merveilles. Un début de set très Blues laisse place à son répertoire avec lequel on l’a connu. Moins blues, il n’en est pas moins personnel. On le sent complètement immergé dans son univers. Peut-être une des raisons pour laquelle il communique peu avec son public. Dommage, car en dehors de la scène, c’est un gars très sympathique.

Pour terminer cette première journée, le Nantais Tony Martin, présentait son power trio mode Blues rock. Excellent guitariste, très technique, il tient le rôle de guitare héro, laissant la section rythmique légèrement en retrait.

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Le dimanche, c’est Fred Cruveiller qui reprend le tremplin là où il s’était arrêté la veille. Power trio comme Tony Martin, on sent plus de cohésion dans le groupe. Le chant est meilleur, les compos sont personnelles et on a moins de solo. Belle découverte et sérieux prétendant à la victoire.

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dsc_9349Changement de style avec Foolish King. Quintet bordelais de rock, Blues et Funk, ils ont déjà une solide réputation derrière eux. Une prestation au Festiblues International de Montreal, un CD récemment sortit, ils s’appuient sur Charlie au chant, qui assure de belle manière le show.

Dernier groupe du tremplin, Maggy & Da Funky G. Project propose également un mix de rock, pop, funk. Pas facile à classer. Pas plus Funk que ne laisserais penser le nom de la formation, ni Blues comme le pourrait suggérer leur présence ici, c’est avec une pop teinté d’un groove tendance 70’ qu’ils enthousiasment le nombreux public présent en cette fin d’après-midi.

C’est vers 18H30 que le jury au grand complet monte sur scène pour annoncer les résultats.

Les grands gagnants sont Jakez & the Jacks, avec 4 prix remportés, dont celui de 1er groupe du tremplin de l’Erdre. Pas moins. Ils reviendront donc l’année prochaine à Nantes pour clôturer les concerts de la scène blues le dimanche soir. Mais ils se sont aussi vu attribuer le prix Soul Bag (interview dans le n° de Novembre), celui du Collectif des radios Blues et le prix du Montfort Blues Festival (invité donc le 19/11/16 à Montfort). Les vainqueurs de l’international Blues Challenge étant des ex gagnants du Tremplin, on ne peut que leur souhaiter le même parcours.

Si Jakez & the Jacks a gagné, il parait que ce fût d’un cheveu. Fred Cruveiller a tout autant mérité et se voit attribué le 2ème prix du tremplin (Carte cadeau chez Hurricane Music) + une prestation scénique sur les festivals de So Blues au Mans et de Bain de Blues à Bain de Bretagne en 2017.

Olivier Gotti, n’est pas en reste non plus avec le 3ème prix du tremplin (bourse de 500 Euros d’aide à l’enregistrement) et le prix All At Jazz. On aurait pu s’attendre à un peu mieux pour Olivier. Seul one man band, il avait fort à faire contre les groupes. Il n’empêche qu’il assure vraiment très bien seul sur scène.

Tony Martin Trio, gagne le prix MOJO qui devrait lui permettre de jouer dans cette même salle à Nantes, mais aussi dans plusieurs autres.

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Foolish King n’aura pas besoin de jouer les match de poule, puisqu’avec le prix France Blues ils sont déjà sélectionnés pour le prochain concours de l’International Blues Challenge. Le lieu de la finale française n’est pas encore connu me semble-t-il.

Grand perdant de ce tremplin, si l’on peut dire, Maggy & Da Funky G. Project, ne méritait sans doute pas cette absence de récompense. Le public a beaucoup apprécié leur performance.

Au même titre que celui de l’International Blues Challenge, c’est le Blues qui sort vainqueur de ce tremplin, et ça, ça fait plaisir à entendre.

Du Blues on en a eu également le samedi soir, avec le concert de Larry Garner et Neal Black. Ils ont sorti un disque (« Guilty Saints« )cette année, qui a été très bien accueilli. Reste que leurs univers sont bien distincts, et que je ne savais pas trop ce que ça pouvait rendre sur scène. Entrée de Neal Black d’abord, tout sourire, pour interpréter quelques compos dans son style country blues. Il me fait penser un peu à Calvin Russell.

dsc_9235 Puis arrive Larry Garner. Et là le show va prendre une toute autre dimension. Neal va se mettre en retrait, en sideman, pour soutenir parfaitement Larry. Il y a une cohésion entre eux et Larry est un véritable show man et Bluesman. On a vraiment eu de très belles interprétations de son répertoire. De temps en temps, on assiste à des échanges de guitares entre les deux musiciens, chez lesquels le plaisir de jouer est réel. Neal reprend parfois le chant pour interpréter certains titres de leur album en commun. De par sa voix et son style on change vite de registre, mais c’est suffisamment bien dosé pour rendre le show varié et entrainant. Et dès que Larry reprend le devant de la scène, on retourne dans celui du Blues. Les 3000 personnes (estimations à minima) ont ovationné les musiciens. Un concert de Blues de grande qualité.

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Le dimanche soir, juste après la remise des prix du tremplin, nous avons eu le droit à un autre concert de qualité avec Kevin Doublé et Eric C. Assis chacun sur une chaise, Kevin au chant et à l’harmonica et Eric au chant et guitare ont su captiver un public stupéfait par ce Deep blues acoustique. Frissons garantis.

Le son était parfait, que ce soit les voix, l’harmonica ou la guitare, chaque note parcourrait le public avec une intensité profonde. Grand moment émotionnel quand Kevin s’est mis à siffler un air en fin de titre. Chaque chanson était ovationnée et preuve encore s’il le faut de leur succès, la vente de leur CD a cartonné jusqu’à être en rupture. On regrettait le format court de la prestation.

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Le dernier concert Blues du Festival, est donné par le vainqueur de l’année dernière. Alexis EVANS avait fait une petite razzia des prix au même titre que Jakez & the Jacks ce week end. On retrouve la formule en sextet et pendant une heure ils vont nous interpréter les titres de leur nouvel album « Girl Bait » et quelques reprises biens senties, mélange de swing, soul et Rhythm’n’blues. C’est carré, rodé, ça envoi ! Il y a encore du monde en ce dimanche soir pour apprécier cette jeune formation.

La scène Blues des RDV de l’Erdre est l’un des endroits les plus courus du festival, elle y attire une foule dense à chaque concert. Scène où l’on peut découvrir les futurs talents, ceux qui confirment et des stars internationales du Blues. Chaque année le succès est au RDV. Alors vivement l’année prochaine pour la 31ème édition.

Un grand merci à toute l’équipe du Festival, celle de la scène Blues, les jurys, les artistes et un merci spécial à Christophe MOUROT, pour l’accès photos.

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BLUES AU CHATEAU 2016

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Du 18 au 21 Août, la petite commune de la Chèze dans les Cotes d’Armor, recevait la 11ème  édition du festival Blues au Château. Festival atypique par sa programmation, mais aussi par sa raison d’exister, car derrière cet évènement, existe un projet de réhabilitation du Château de la commune qui se trouve au bord de la route D14. Datant du XII ème siècle, il est démantelé en 1629 sur ordre de Richelieu. Les pierres sont vendues pour l’édification de la nouvelle église de Loudéac. Abandonné par la suite, le château tombe en ruine. La pièce majeure est la tour  qui fait l’objet de toutes les attentions, car son état est très fragile et le risque d’effondrement réel.

L’ampleur du travail de restauration du site est énorme et ne peut se faire qu’avec qu’une équipe de bénévoles déterminée et mobilisée pour la réussite de ce projet étalé sur plusieurs années. Les moyens financiers sont faibles et les démarches administratives longues. DSC_8363L’implication des jeunes de la région, au travers de la junior association Blues au château est importante, et chacun a à cœur de faire de ce Festival un moment unique. Nouveauté cette année, la scène de la Grange. Ronan nous a expliqué le gros chantier que cela a été pour permettre à cet espace de recevoir une scène et un public.

L’inauguration de ce lieu avait donc lieu le Jeudi soir avec en première partie, Anne Sorgues (reprogrammée le vendredi également). En deuxième concert, Willes & the Bandits.  Je n’ai pas pu assister à cette soirée, mais aux dire de l’ensemble du public présent et rencontré durant le reste du week end, ce trio anglais a vraiment fait sensation. Je n’ai entendu que des commentaires positifs de toutes parts (fait assez rare pour être souligné, vu qu’un général, y’a toujours un grincheux pour trouver que ce n’était pas assez comme ci, ou trop comme ça). Bref, un nom à retenir pour ne pas manquer un futur passage dans la région.

En ce qui me concerne je suis parti le vendredi après-midi sous la pluie pour arriver une heure après à la Chèze sous le soleil. Pour une fois la météo avait vu assez juste.

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La scène de la Grange accueillait Paul COWLEY pour débuter ce 2ème jour. Anglais, installé en centre Bretagne, il est déjà venu à la Chèze et tourne régulièrement dans la région. Parfois en trio, le plus souvent en solo, comme c’est le cas ce jour. Il nous joue un blues traditionnel acoustique, tout en finesse et en douceur. C’est tranquille, le public écoute religieusement, on ose à peine élever la voix. On se laisse bercer par son rythme lent. Vient ensuite un autre Anglais, Alex ROBERTS. Son registre est un peu différent de celui de Paul COWLEY. Blues acoustique également, mais aussi folk. Les morceaux les plus enlevés sont joués à la Lap Steel, donnant une sonorité plus soutenue. Le chant est aussi plus souple, et l’ensemble donne un bon concert varié dans les styles. Il rejouera en ouverture le samedi après-midi.

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Le temps de faire un rapide changement de plateau et c’est Anne SORGUES qui revient sur la scène. Installée dans le Morbihan, elle est chef de chœur d’une chorale de Gospel et à sa propre formation, Anne Sorgues Jazz Quartet. Accompagnée du pianiste Yves PREVEL et du batteur Hubert FOURNIER elle va reprendre le concert de la veille. Pas de compositions personnelles, la set liste ne comporte que des reprises classiques du répertoire rock, jazz, soul, que tout le monde connait très (trop ?) bien. Difficile alors de se démarquer sur des titres tels que « I’d rather go blind », « Let the good time roll » ou un « Purple rain » un peu mou. Il y a une voix (mais le reste du programme nous en montrera des plus belles), et l’ensemble est un peu trop minimaliste et réservé pour emballer le public.

Le dernier concert de la soirée va nous transporter dans un tout autre registre. Annoncé un peu comme la tête d’affiche du festival, les Australiens de VDELLI vont nous sortir de notre torpeur de l’après-midi, en interprétant un Blues rock pêchu, bien gras avec d’excellents musiciens. Power trio, leur site internet laissait même présager des sonorités hard-rock. On n’en est peut-être pas loin parfois, mais le blues reste toujours présent, ce qui les empêche de passer du côté obscure de la force !

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Ils ont commencé tranquillement avec une reprise de « Spoonfull ». Puis nous ont présenté des titres de leur dernier disque, refait quelques reprises dont une excellente version de « Papa was a Rolling Stone » des Temptations. Leurs compositions personnelles sont de la même veine, et le public adhère complètement. Le final prendra des allures d’une charge de la cavalerie au galop avec les titres emblématiques, arrangés à la sauce piquante,  de « La Grange », « Voodoo Child » (superbe) et « Little Red Rooster ». Ils confirment ainsi ce que l’on peut lire sur eux concernant une solide réputation sur les festivals d’Europe du Nord.

DSC_8453 DSC_8536Sans les mettre sur un piédestal, on reste dans un format classique trio- blues rock, mais la section rythmique est excellente et  participe pleinement à la réussite de l’ensemble. Il y a une réelle cohésion dans ce trio. C’est ce petit plus qui fait la différence. L’expérience de la scène aussi, car ce n’est pas un groupe de petits jeunots, mais plutôt de vieux routiers, bourlingueurs des scènes internationales.  Félicitations aussi à l’équipe du son, car il était parfait.

Aussi surprenant que cela m’avait paru de voir un tel groupe à l’affiche de ce festival, en discutant avec Ronan le dimanche soir, il semblerait que cela devienne une tendance, de programmer un soir un groupe qui bouscule un peu les habitudes. Le public apprécie, dont acte !

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Samedi 20 Août, 3ème journée de festival. On commence avec Alex ROBERTS, vu la veille. Puis 1ère bonne surprise, le chanteur guitariste Cary MORIN.  D’origine indienne, de la tribu des Crows dans le Montana, il compose, interprète ses chansons en s’accompagnant à la guitare picking. C’est fin, précis et varié. Il y a des sonorités Blues, mais on est plus dans l’Américana, genre de country, avec un mélange de folk et blues. Certains morceaux rappellent même quelques titres des premiers enregistrements des EAGLES. La voix est rugueuse et puissante, mais l’interprétation calme et apaisée. Belle découverte de ce joueur d’acoustique blues.

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Le 3ème concert de la journée proposait le duo espagnol Ster WAX et David GIORCELLI pianiste de Boogie. Longs solos de piano boogie woogie, belles interprétations au chant de Ster WAX, on sent un potentiel pas complètement exploité. Les écoutes précédentes sur le net laissaient aussi présager un show plus énergique. L’achat de leur dernier album « Come With Me », offre, une fois n’est pas coutume, un bien meilleur aperçu de leur mélange de swing, rhythm’b’blues et Boogie woogie. Pas étonnant quand on voit la liste des musiciens. Pas facile de reproduire sur scène en duo des arrangements avec guitare, batterie, basse, cuivre et piano avec uniquement un clavier. Un nom à retenir, à revoir aussi mais dans une formation plus étoffée.  Le CD est vivement recommandé !

Seule soirée payante de ces 4 jours, celle-ci débutait avec Philippe MENARD. Egal à lui-même, c’est toujours un plaisir de le rencontrer et de le voir jouer. Son répertoire est suffisamment vaste pour que d’un show à l’autre la prestation soit différente. Il sait puiser dans sa discographie et aller piocher dans celles de ces héros de toujours, Rory Gallagher et Patto (groupe anglais des années 70).

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Suivait la chanteuse Texane Ty LEBLANC, découverte déjà lors de la nuit du blues à Ambon en Avril dernier.  Mieux accompagnée, grâce à la guitare de Rémy BONNET, son tour de chant est, au même titre que celui d’Anne SORGUES, classique. La voix est par contre plus puissante, ce qui lui permet de varier les tonalités apportant un certain rythme aux interprétations.

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Pour le dernier jour du festival, l’équipe se déplace au niveau du château et la scène s’installe sur les bases des vestiges d’une des tours. Placée en hauteur et isolée par les douves entourant la tour, l’accès à la scène se fait par une passerelle à l’inclinaison assez prononcée.

DSC_8841 La configuration de cette formule est pour le moins originale, et chaque artiste doit s’en souvenir après y avoir joué. Le dimanche c’est un peu la compile des 3 jours précédents, les artistes restant pour la plupart, le temps du  festival. Etait donc programmé Paul Cowley, Carey Morin, Ster Wax + le groupe en exclusivité du dimanche, sélectionné et présenté par les jeunes bénévoles de l’association. Cette année il s’agissait des belges Little Kim & the Alley Apple. Difficile de leur définir un style, puisque très varié. C’est néanmoins dans le swing qu’ils se distinguaient le plus, avec la voix fraiche de Little Kim. Il y a eu aussi quelques ballades un peu sirupeuses, quelques touches country au son d’une pédale steel guitare.

Ainsi se concluait cette 11ème édition du Festival de Blues au château. Le public a été nombreux, preuve qu’aujourd’hui ce festival est reconnu et attendu. L’accueil est chaleureux et convivial. Les artistes présents sur deux ou trois jours, permettent de les apprécier et de les rencontrer facilement au grès des allers et venues parmi le public. La restauration du Château entreprise par l’équipe de bénévoles en charge des chantiers pendant l’année mérite le soutien du public. Faire vivre une commune telle la Chèze à travers ce genre d’événements est un formidable élan de générosité et d’espoir dans ce genre de bourgades abandonnées, éloignées des grosses agglomérations regroupant toutes les infrastructures et isolant encore plus les petites. Il faudra du temps pour parvenir à la complète remise en état des restes de cette forteresse historique, avec d’autres projets en parallèle (tel le lieu de la scène de la Grange ouvert cette année). Mais si cela doit maintenir le festival Blues au Château autant de temps, alors on n’est pas pressé. Venir ici chaque année est un réel bonheur, retrouvé d’une année sur l’autre les habitués et ceux qui s’y rendent pour la première fois en se jurant de revenir, découvrir des artistes grâce à la curiosité de Philippe. Tout cela fait de cet avant dernier week-end d’Août un moment privilégié. Cette date aussi prouve une nouvelle fois, l’implication des jeunes, puisqu’encore en vacances ils sont disponibles. Ronan expliquant qu’une semaine plus tard, les esprits sont à la rentrée, et donc non compatibles avec le travail nécessaire au bon déroulement du festival.

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Des noms circulent déjà pour l’année prochaine, mais patience. Notez sur vos tablettes ce week end pour 2017, mais en attendant consultez la rubrique concert de Roazhon Blues. Le Blues est bien vivant, et les occasions d’en écouter ne manquent pas dans la région.

Merci à toute l’équipe du Festival de Blues au château pour leur accueil.