Archives mensuelles : septembre 2017

BLUES EN CHENIN

SAINT-LAMBERT DU LATTAY – 26/08/2017

Après deux années d’absence, je revenais avec un grand plaisir à St Lambert du Lattay pour une 14ème édition du Festival Blues en Chenin. Le Chenin est un cépage originaire des bords de Loire.  St-Lambert étant au cœur de cette belle région, le nom du festival était tout trouvé.

Blues en Chenin se déroule aux portes du village, dans un cadre verdoyant, où une belle scène (elle a grandi depuis 2014) domine l’ensemble du parc. Un des nombreux avantages de cette implantation est que, quel que soit l’endroit où l’on se trouve, à la buvette, au stand restauration, à faire le digger dans les bacs à CD de BCR ou de Stéphane, ou à commander un Tee-Shirt, acheter des cartes boissons, on est toujours proche de la scène et le son est bon partout, ce qui permet de profiter à tout instant des groupes sur scène.

Ambiance_002

Ouverture du site vers 18H, le public arrive doucement, on commence à retrouver les potes. L’ambiance est décontractée, aidée aussi par une température extérieure des plus agréables (au moins 25°C) en ce début de soirée.

19H, c’est à Mister Joss d’ouvrir les festivités. Groupe local, c’est Guillaume Robin, grand activiste Blues de la région de Cholet qui est sur le devant de la scène pour le chant et l’harmonica. Si les musiciens parlent de leur héritage blues, ils assument aussi être imprégnés de la soul, de la funk et du rock. Mais ce soir le Blues est à l’honneur, Guillaume intervenant à plusieurs moments à l’harmonica, instrument de prédilection de ce genre de musique s’il en est. Le public est conquis et un rappel sera réclamé et obtenu.

Coté spectateurs ça arrive encore, on discute ça et là, le changement de plateau laissant une belle place à la discussion sans avoir à courir sur une interscène. Je vous le dis, c’est cool à St Lambert du Lattay. D’autant plus qu’ils servent un petit coteaux du Layon fortement apprécié par les connaisseurs.

DSC_5946

Le temps aussi d’écouter Dominique Bouillon, transformé en homme sandwich pour l’occasion, présenter la programmation du festival BAR  qui aura lieu du 06 au 08 Octobre à Beaumont-en-Véron.

Se met en place Steve « Big Man » Clayton, qui était pour moi l’inconnu de la soirée et sur lequel je ne m’étais même pas renseigné tant je venais à Blues en Chenin avec toute la confiance qu’il mérite. Par contre quand j’ai vu sur scène Fred Jouglas, Pascal Delmas et Pascal Fouquet, je me suis dit que là, on tenait surement quelque chose de bon. Et ce fût le cas. Steve est un excellent chanteur, mais aussi un grand joueur de piano, et ce n’est pas pour rien qu’on le surnomme le Big Man of Boogie Woogie.

DSC_5975

Rarement vu un boogie aussi entrainant. Faut dire que les protagonistes sur scène ont du métier, et que si la célèbre rythmique a joué avec quasi tout le monde, Pascal Fouquet apporte un véritable son Blues à cet ensemble. Première grosse surprise de la soirée.  Une partie du public est déjà debout et a commencé à danser. Et ce n’est pas fini.

Changement de plateau, et où l’on attendait les Cotton Belly’s en troisième, on voit Loretta se préparer. Allons droit au but, ce fût un concert fabuleux. Je les ai vu plusieurs fois mais ce soir, c’est terrible. Loretta chante à nous filer des frissons (et pourtant il fait encore chaud) et joue de l’harmonica plus qu’à l’accoutumé.

DSC_6024

 

Anthony Stelmaszack est déchainé, il occupe le devant de la scène à plusieurs reprise. On a le droit à une véritable démonstration de guitare. Jamais vu Anthony comme ça. Il est en surchauffe et Loretta mime un refroidissement de son guitariste.

DSC_6030

DSC_5999

Mais le public en redemande encore et encore. Et c’est bien lui qui fait la différence, ce public est d’enfer, il est debout, il danse, il hurle, il chante, alors évidemment le groupe envoie encore plus fort et c’est à celui qui pliera le premier. Et ce soir, les musiciens ont eu fort à faire. La rythmique n’était pas en reste, car si Mig Toquereau reste toujours aussi décontracté, Andy Martin frappait plutôt fort sur ses futs. Un très grand concert de Loretta & the bad Kings. Le meilleur de la soirée.

DSC_6049

Après une telle prestation, beaucoup pensaient que les Cotton Belly’s auraient du mal à relever le défi. Pourtant ils sont connus pour mener leurs concerts tambour battant également. Leur registre est différent, avec des tendances country blues et leur début de concert est dans cet esprit, ce qui fait évidemment baisser un peu la tension. Mais bien vite ils vont augmenter la cadence et l’on assistera à du grand Cotton Belly’s.

Contrairement à d’autres festivals, le public est resté jusqu’à la fin et donc en demande toujours plus. Alors Yann Malek va multiplier les parties d’harmo tout en dansant. Jérome Perraut se lâche aussi à la guitare, ce qui nous permet d’apprécier un très bon jeu fluide et précis. Je retiendrai une très belle version de «Superstition».

DSC_6126

DSC_6110

DSC_6149

Pour le rappel, le public fait la farandole. C’était peut-être bien lui la tête d’affiche de la soirée finalement. Il a su partager son enthousiasme d’être présent. Entendu d’une personne qui participe à plusieurs festivals et dont c’était la première fois qu’elle venait à St-Lambert : « c’est le meilleur festival de l’année, je reviens l’année prochaine ».

Voilà, je voulais revenir à Blues en Chenin et je n’ai pas été déçu, bien au contraire. Avec une programmation quasi exclusivement Française (exception de Steve Clayton, anglais de souche), Blues en Chenin a démontré que nous avons d’excellents groupes et que la relève est assurée, pour ceux qui en doutaient encore. L’année prochaine, le dernier week-end d’août est déjà sur les tablettes.

Publicités