Archives pour la catégorie Billets de Nico Sturma

FESTIVAL BAIN DE BLUES 2018

20 & 21 Avril 2018 – Bain de Bretagne

Le 20 et 21 Avril dernier avait lieu le Festival Bain de Blues. Bain de Blues, vraiment ?

Sur les 10 groupes programmés les deux soirées, si l’on voulait coller des étiquettes de style, le seul à pourvoir se faire épingler Blues aurait été l’Electric Blues Duo de Xavier Pillac et Antoine Escalier, deux protagoniste de la scène Blues française. Comble de la programmation ce duo jouait sur l’inter scène le vendredi soir.

Mais parfois les étiquettes se décollent, et il faut alors prendre le temps d’écouter pour savoir à qui on a à faire. C’est ce à quoi le public était invité à venir découvrir. Si le beau temps est également invité tous les ans, cette année il avait décidé de faire le déplacement, donnant une petite touche bucolique et insouciante au Festival. Dès l’arrivée sur site, c’est les retrouvailles avec les potes. On prend des nouvelles, on commente les derniers concerts, découvertes, coup de cœur des derniers jours, mois , année selon la dernière rencontre.

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Puis on s’avance un peu et on découvre devant la salle, un grand chapiteau, abritant une belle expo photos de Yves Lafosse et un stand Blues Magazine.

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Le stand dédicace (enfin une table) se tenait là également. Malgré cet aménagement, cet espace faisait un peu vide. L’avantage c’est qu’il n’y avait pas bousculade pour faire signer le CD de son artiste préféré. Peut être aussi que tout le monde n’avait pas compris le déménagement de celui-ci , quand sur les éditions antérieures cela se tenait dans le hall d’entrée.

Ce sont des petits changements, mais c’est aussi ça la vie d’un festival. 12ème édition, l’enfant grandit, murit et donc change.

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Ce changement est annoncé d’ailleurs sur le site du Festival ou la brochure, où l’on trouve cette citation de Richard Borhinger « Jusqu’au vertige à la brûlure de l’âme » et d’expliquer un peu plus loin « l’équipe du festival affiche sa volonté de bousculer les traditions en s’ouvrant à d’autres courant musicaux ».

Alors, même si ce millésime 2018, n’était pas des plus clinquants sur le papier, le mieux était de venir sur place et de voir de quoi il en retournait

L’affiche proposait pour le vendredi soir, Cut The Alligator, formation rennaise, les anglais de The Big Sets, vainqueurs du prix Bain de Blues des RDV de l’Erdre, Thorbjorn Risager & the Black Tornado, tête d’affiche de cette soirée, voir du week end, et Dirty Deep, trio strasbourgeois.

C’est à l’Electric Blues Duo du tandem Xavier Pillac et Antoine Escalier  d’assurer l’ouverture de ce festival ainsi que 3 autres sets de courtes durée lors des changements de plateaux de la scène principale. Mais ce Blues roots qu’ils nous délivrent, ils le maitrisent parfaitement et c’est avec un réel plaisir que l’on reviendra à chaque fois les écouter. Xavier nous offrant lors du dernier quart, un magistral solo de slide guitare. Grace à eux, nous aurons les seules notes bluesy du week end. Mais elles étaient de qualité.

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Pour ma part, la bonne surprise viendra de The Big Sets, Jeunes anglais au look assez étonnant. Sans réinventer l’eau chaude, ils nous ont servi un Blues Rock, teinté de funk, avec une énergie débordante et surtout deux excellents chanteurs. John Smith et Chris Hogg se relaient au chant selon les titres, John, jouant également de l’harmonica, tandis que Chris accompagne Jake Landers à la guitare. Un album est en préparation, on devrait en reparler.

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Pour le reste, Cut The Alligator, malgré leur nombre n’arrive pas vraiment à faire monter la température de leur soul funk. Les voix de Louise ROBARD et Stellis GROSEIL ne nous arrache pas les tripes, et l’ensemble reste un poil trop lisse à mon goût.

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Quant à Thorbjorn Risager & the Black Tornado, ou j’en attendais trop, ou je n’étais pas en forme ou les deux mais je suis passé à coté je pense. La sono était bien trop forte ce soir là et a gâché une partie des concerts. Sinon, c’est rodé, ça joue, c’est en place, ça déroule le tapis tout au long du concert sans accroc. Je demande une seconde chance et espère les revoir, pour me fixer sur eux.

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Dirty Deep je les avais déjà vu plusieurs fois. Mais je pense que lorsqu’ils ont envoyé les premières notes, l’effet fût de taille pour l’ensemble du public. Jamais on n’avais entendu cela à Bain de Blues jusqu’à là, ni aussi fort . Un punk Blues, façon Left Lane Cruiser, du type rythmique qui cogne dur comme un bucheron canadien sur son érable, du très gros son, une grosse voix grave qui ne fait pas dans la dentelle. C’est la touche Patrick Lecacheur, le Rock’n’Roll à l’état brut, celui qui réveille les morts et fait hurler les loups les soirs de pleine lune. La démonstration de vouloir bousculer les traditions, de secouer les habitudes pour empêcher le ronronnement trop prévisible. Que cela ai plu ou pas, une partie du public (et pas que des jeunes) a adoré. Pari gagné pour Patrick.

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La deuxième soirée pouvait laisser encore plus perplexe. Sur le papier, on avait le choix entre des artistes quasi inconnus (Randolph Matthews, Dona Oxford) ou déjà vu (Anne Sorgues) mais surpris de la voir ici, et Aymeric Maini, connu du bouche à oreilles.

 

L’inter scène est assuré avec brio par le trio normand Loscar Combo. Groupe sans étiquette, reprenant avec plaisir des titres le plus souvent issus de la musique populaire américaine (Johnny Cash y est bien représenté), ils nous ont régalé avec ce répertoire tantôt country, tantôt rock y insérant deux titres d’Alain Bashung interprété avec élégance. Coup de coeur de ce samedi.

La grosse claque de la soirée et du week end aura été le show de Randolph Matthews. Style unique, ce dandy londonien cause beaucoup sur scène, mais dans un anglais accessible. Agrémenté de mimes, de sons et de déhanchements façon Mickael Jackson, si on se laisse séduire, on navigue alors dans un univers musical hors du commun. Difficile de mettre des mots pour rendre compte d’un moment de pur bonheur. Je suis captivé par sa voix. L’intro de sa reprise de « Hey Joe » est phénoménale, avec  les mimes de son cœur qui se met à battre lorsqu’il découvre ce morceau pour la première fois, le craquement du vinyle quand le saphir se pose dessus, avec en point d’orgue, le son de la guitare d’Alessandro Diaferio couplé avec la rage de Randolph. La magie opère, le public est comblé. 3ème passage en France, 1er hors de Paris, Randolph Matthews marque l’histoire du festival de son empreinte.

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Difficile de passer après un tel show. Cette terrible tache revenait à Aymeric Maini. Je suis du genre à avoir la digestion lente et après un tel met, le plat suivant me parait toujours de trop. La aussi, difficile d’y accrocher une étiquette, ça joue un peu tous les styles, quitte à perdre un peu l’auditeur. Mais il sait aussi instaurer quelques moments de grâce, en mode acoustique entre autre.

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Anne Sorgues et Yvan Guillevic avait fait l’ouverture de la soirée. Fort de leur nouvelle collaboration et de leur  album « Do it your way » sorti en 2017, ils tournent beaucoup en ce début d’année. Si Anne chante très juste, elle ne transmet ni émotions, ni frissons. Les quelques reprises interprétées, montre peu d’originalité dans le choix et dans le jeu. Yvan Guillevic joue proprement, mais l’ensemble me donne l’impression de l’image d’un show façon Las Vegas, celui qui se joue tous les soirs devant des hordes de touristes de passage dans cette cité illuminée en plein milieu du désert.

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Le final revenait à la claviériste Dona Oxford qui se chargeait de mettre le feu aux poudres avec son Blues Rock Boogie. C’est puissant, il n’y a pas de temps mort, le piano est martelé, parfois même avec le pied, ça swingue. Quoi de mieux pour terminer cette soirée et ce festival.

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Alors que conclure de cette édition 2018 ? Dans l’ensemble, ce fût une réussite. Il a fait beau, le public était présent et les choix de Patrick Lecacheur se sont avérés gagnants.

Maintenant, ceux qui veulent un vrai Bain de Blues, ne viennent plus à Bain de Bretagne. Le festival perd certains spectateurs des premières éditions, mais en conquière d’autres aujourd’hui.

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C’est aussi ça la vie d’un festival.

Alors si l’on est curieux, ouvert d’esprit et que l’on a envi de découvrir de nouveaux sons, ce Festival Bain de Blues est en train de devenir une référence. Il faudrait peut être changer l’appellation en Bain de Sons Afro Américains.

Quant à ceux qui voulaient du Blues, la semaine suivante avait lieu un magnifique concert de Monster Mike Welch et Mike Ledbetter au VIP à St Nazaire. Mais ça c’est une autre histoire

Ce Festival était dédié à notre ami Pedro, qui nous a bien manqué cette année. Salut l’ami

pedro

 

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MONTFORT BLUES FESTIVAL 2017

Du 10 au 18 Novembre 2017

10 ans que ça dure ! De quoi ? Le Montfort Blues FestivalMontfort Blues

10 ans et pas une seule édition manquée. Faut dire qu’habitant à 6 km de Montfort, j’en fais une action citoyenne. Et en dix ans, on en a vu passé des artistes, de renommée locale , régionale, nationale et internationale. Je n’en citerai aucun pour ne vexer personne de ne l’avoir pas mentionné, mais tous ont contribué de belle manière à faire ce qu’est aujourd’hui le Montfort Blues Festival. Merci à eux, merci à la commune d’inscrire ce festival dans la saison culturelle, et merci à Cédric pour son dévouement et sa programmation. Et merci au public de répondre présent chaque année.

DSC_618610 ans ça se fête, mais pas question de voir les choses en 10 fois plus grand. La formule reste la même, un festival off dans les bars, et une soirée avec 4 groupes dans la salle de l’Avant Scène. Même si celle-ci est sold out depuis 3 ans maintenant, elle se prête bien à la soirée. Depuis 10 ans, on se sent un peu chez soi, c’est chaleureux, on y retrouve les copains, que demander de plus ?

Absent le 1er week end, j’ai manqué Red Cabbage au Galop’1 le vendredi 10 novembre. Petite nouveauté, le samedi 11, le deuxième concert se déroulait dans un nouveau lieu à Pleumeleuc au NPA. Les Flying Chickens ont assuré avec un rockabilly superbement bien rythmé parait il, devant un public enthousiasme.

Le week end suivant, c’est les Beanshakers de Douarnenez qui officiait au Galop’1. Jeune groupe, récent vainqueur du prix « Soul Bag » au RDV de l’Erdre (décidément un inépuisable lieu de talent en devenir) leur inspiration est clairement du coté du Chicago Blues. Quelques touches de Jump Blues et de Rhythm’n’Blues, et il n’en faut pas plus pour qu’en fin de soirée, le Galop’1 se transforme en en club du Southside avec plusieurs danseurs, bien décidé à profiter de cet instant.

Soazig (Lazy Buddies) viendra interpréter 2 titres avec les Beanshakers, avant que Cédric vienne soutenir Thierry Perron, pour quelques belles joutes d’harmonicas.

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DSC_7353Tout en restant dans le raisonnable, cette dixième édition était marquée par une tête d’affiche un peu exceptionnelle.   John NEMETH à Montfort, c’est pas rien :. Américain de 42 ans, il est né dans l’Idaho. Il s’est forgé une belle réputation d’entertainer en Californie dans les années 2000. Chanteur, harmoniciste, il a joué avec Anson Funderburgh, Junior Watson, Elvin Bishop, et ouvert  pour Robert Cray, Keb’ Mo’ et Earl Thomas. Il a également été nommé 5 fois aux Blues Music Award. Dans le petit monde du Blues sa venue était attendue. D’autant plus qu’il tourne principalement aux Etats Unis et que sa présence en France et en Europe est plutôt rare. Mais cela change un petit peu. Depuis 2013, John NEMETH s’est installé à Memphis, pour deux raisons. Avoir une position plus centrale, afin d’éviter de long déplacement lors de ses tournées américaines. Et pouvoir enregistrer dans les fameux studios de Memphis, car ce nom évoque de suite le Memphis sound des années 60-70, et les noms de l’écurie Stax Records : Wilson Pickett, Sam & Dave et surtout Otis Redding, pour ne citer qu’eux.

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En 2013, il enregistre l’excellent « Memphis Grease » dont il reprendra plusieurs morceaux lors de ce concert (My Baby’s Gone, Testify My love, Bad Luck Is My Name, etc…), puis en 2017, « Feelin’ Freaky », qu’il défend lors de cette tournée. Quel plaisir de retrouver «Under The Gun », « Feelin’ Freaky », « Kool Aid Pickle » en live. Si sur ces albums, il y a une touche cuivre prononcée, ici en France , c’est en carré d’As qu’il se produit, Chant, Basse, Batterie, Guitare. Le personnel derrière ces instruments, c’est la crème Française. Tout d’abord, Fabrice Bessouat, batteur mais également aux manettes de son label Soul Shot (https://www.soulshot.biz/), c’est lui qui nous propose ces formidables artistes que sont John Nemeth, mais aussi Curtis Salgado aux RDV de l’Erdre ou Kirk Fletcher au VIP au printemps dernier. Allez sur son site, pour vous tenir informé des prochaines tournées à ne pas manquer.

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A la basse son fidèle lieutenant, Antoine Escalier. Ce dernier me confiait que jouer avec des artistes tel que John Nemeth, te forçait à te surpasser. Et si tous travaillent d’arrache pied, il y en a un qui doit mettre les bouchées doubles. Anthony Stelmaszack à la guitare a été impérial une fois de plus. Quel guitariste, quel son ! juste superbe.

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Dernier concert de leur tournée, la cohésion du groupe est parfaite. Les titres s’enchainent naturellement, les breaks sont précis, la mise en place des morceaux carré. John Nemeth dans une combinaison de travail recoloré à la peinture, gère et occupe la scène avec facilité, sans monopoliser le devant et surtout en laissant de la place à chacun. Et Anthony nous a encore démontré (voir CR du concert de Loretta & the Bad Kings » à Blues en Chenin) qu’il est un musicien exceptionnel, l’un des meilleurs guitaristes français. Le concert fût fabuleux de bout en bout, à la hauteur de l’évènement. Un moment qui restera gravé dans les mémoires du Montfort Blues Festival.

Tradition oblige, pour débuter la soirée, nous avions les vainqueurs du prix Montfort Blues Festival du tremplin des RDV de l’Erdre, avec Elise & the Sugar Sweets. Blues, Soul, Rhythm’n’Blues, peu importe le genre, leur musique dégage une énergie communicative. Jeune groupe, mais Olivier Raymond (guitare), Jérome Ferrie (basse) , Olivier Ferrie (batterie) , Sylvain LANSARDIERE (orgue) sont des vieux briscards de la scène Blues et mettent leur talent au service de la belle voix de la jeune Elise Heyte.

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Le début du concert fût difficile pour les spectateurs à cause d’un son bien trop fort qui ne permettait pas de distinguer les instruments. Heureusement qu’en cours de route, cela s’est amélioré, ce qui nous a permis d’apprécier la voix chaude d’Elise, et plus particulièrement sur la reprise de « I’d rather go blind » d’Etta James. Maintes fois reprise par de nombreux artistes, la version de ce soir fût pleine d’émotion et mettra en avant le toucher d’Olivier Raymond, dans un très long et bon solo de guitare. On sent que la force de ce groupe vient de ce duo guitare chanteuse. Le reste du groupe est un peu mis en retrait, scéniquement et musicalement.

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Ce tremplin des RDV de l’Erdre porte bien son nom, car il propulse ces groupes sur les scènes des festivals nationaux. Fred Cruveiller Blues Band, autre vainqueur de ce tremplin, avait remporté le prix Bain de Blues en 2016. Il était donc sur la scène de Bain  au printemps dernier. Cette dernière est plus grande que celle de Montfort, et malgré une belle prestation, ils étaient restés un peu sur leurs réserves. Mais celle de ce soir sera magnifique, la meilleure que j’ai eu l’occasion de voir de ce groupe. L’été a été propice, de nombreuses dates leur ont permis de s’affiner, et à Montfort, c’est en toute décontraction qu’ils vont nous jouer leur Blues Rock .

DSC_7312Power trio, les 3 lascars que sont Fred Cruveiller, Laurent Basso et Eric Petznick, balancent du Chicago blues ou Texan, entre reprises et compos perso. Fred envoi des solos de guitare incisifs. Ce n’est jamais ennuyeux et le son est bon. On apprécie pleinement le niveau du jeu. La rhytmique n’est pas en reste et soutient parfaitement Fred. Un très bon concert de rock blues, qui fait l’unanimité, ça fait du bien. Le public réclamera chaleureusement un rappel, que le Fred Cruveiller Blues Band se fera un plaisir de jouer.

Fred profitera encore un peu de la ferveur des spectateurs, après le concert, au stand de ventes de CD. Dédicaces pour de nouveaux fans, tout heureux de découvrir cet artiste

Les Shaggy Dogs, clôturaient le festival. 4ème groupe de la soirée, c’est une rude tâche, surtout après le concert de John Nemeth. Il est déjà tard et nombre de spectateurs quitte la salle. C’est dommage, car ce combo du sud de Paris, a plusieurs albums à leur actif et une longue expérience (nationale et internationale) de la scène derrière eux. Autant dire qu’ils savent ce que mettre le feu veut dire. Inspiré du son Pub Rock, dont le Dr Feelgood en est la référence, les Shaagy Dogs, déboulent leur rock sans ménagement avec un son massif. Pascal Redondo, dit Red, parcours la scène entre chant et harmonica.

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Plus tard, Olivier Raymond, guitariste de Sugar Sweet est invité à jammer avec Les Chiens Hirsutes. Deux guitares rageuses, une basse grondante, c’est 100% rock’n’roll.

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Un rappel à fond de 6, avec « Road 66 » finira de nous mettre KO.

Une photo avec les musiciens et les derniers spectateurs mettra fin à cette très belle 10ème édition du Montfort Blues Festival.

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Seules les deux petites bougies des 10 ans n’étaient pas à la hauteur du moment. Il manquait un gros gâteau avec 10 vraies bougies. Mais promis, ce sera pour les 20 ans.

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Merci à toute l’équipe du Montfort Blues Festival, à Cédric, à François et aux techniciens, qui cette année nous on offert une belle lumière, ça fait plaisir.

RDV en Novembre 2018.

 

 

 

 

BAIN DE BLUES

Pour la 11ème édition, Bain de Blues avait ouvert les portes du Blues en grand.

Première soirée le vendredi soir, c’est le groupe d’interscène Blue Butter Pot qui a la lourde charge d’entamer ce festival.

Remy Bonnet chant/guitare et Olivier Le Normand batteur, forment ce duo folk blues, tendance Western. Si le premier set est plutôt acoustique, chaque nouvelle apparition entre deux plateux, fera monter le son pour finir dans un set bien rock très électrifié.

Vainqueur du prix Bain de Blues lors des derniers RDV de l’Edre, Fred Cruveiller et son blues band ont su élaborer un concert avec du blues, un peu de soul et de rock. Fred est aussi bon à l’électrique qu’à la dobro en slide. Remarquablement soutenu par une section rythmique, il y a une véritable cohérence dans ce power trio.

Talmud Beach, groupe Finlandais était surement le groupe le moins Blues du Festival, pour ne pas dire, pas du tout Blues. Découvert lors des dernières Transmusicales, Patrick Lecacheur, grand amateur de musique en tout genre, n’a pas hésité à les programmer dans son festival . Une ouverture vers d’autres horizons, Le grand Nord mélangé à ceux de la West coast.  Entre des sonorité sixties, fleurtanr parfois avec l’ américana, difficile de les classer. Est-ce nécessaire d’ailleurs ? Avec leurs look improblables, ils assurent dans leur registre. Chacun des trois membres prend le lead au chant, mais c’est bien la voix haute perchée du batteur, qui fascine le plus. On est entre du Canned Heat et les Jayhawks.

Patrick nous avait prévenus, Rumble 2 Jungle, ça déménage. Il n’avait pas tort. Une première partie de concert dans un style funky, mais déjà bien enlevé, la seconde moitié du concert était carrément Rock. La chanteuse Kissia San, avec son look afro, n’était pas sans rappeler Lisa Kekaula des Bellrays. C’est déjà bien rodé, ça chante fort bien (dans les deux sens du terme), bref ça assure.

Si Rumble 2 Jungle déménage, que dire de Manu Lanvin pour ce dernier concert de la soirée. Véritable tornade électrique, il a tout emporté sur son passage. S’il fallait décerner un prix du meilleur performer, Manu le remporterait haut la main. Il se donne à fond et une partie du public n’est venu que pour lui. La mayonnaise prend forcément.


De plus, il peut compter sur la frappe puissante et juste de Jimmi  Montout à la batterie, pour donner le rythme. Un concert très rock avec un gros son, ces dames en on eu pour leurs yeux et oreilles, et tant pis si l’on ne retiendra pas sa version de « Red House », vulgarisée au maximum, tout le contraire de ce pouvait faire un Jimi Hendrix.

Samedi, ouverture de la deuxième soirée par The Barnguys, quintet de la région de Caen. Emmené par le chanteur claviériste Alexandre Lesueur, avec une voix soul à souhait, le groupe joue un blues teinté de soul et de rock. Très bonne entrée en matière pour cette soirée.

La suite n’allait pas nous décevoir non plus. The Pathfinders ont un répertoire impressionnant. Leurs concerts ne sont jamais identiques, mais toujours excellent. Malgré un son un peu mat, voir étouffé, nous avons pu apprécier le jeu de guitare de Max Genouel, avec ses interventions qui font mouche à chaque fois. Mention spéciale à Lil’ Lou, qui sera la seule chanteuse du week end à diffuser autant d’émotions dans son chant. Frissons garantis.

Attendu après la sortie de son album « Del Otun & El Mississippi », Carlos Elliot Jr était en France pour seulement quelques dates, dont celle de Bain de Blues.

Colombien d’origine, c’est avec un Blues très inspiré du Nord du Mississippi et des chants amérindiens qu’il va surprendre le public. Bobby Gentilo, en accompagnement à la slide guitare permet d’adoucir le jeu brut de Carlos. Rythme chamanique, danse sur place, on se demande si Carlos ne part pas dans un voyage vers le monde des esprits, jusqu’à la transe. Il se permettra même un Bain de foule. Excellente découverte.

A quel moment fallait il programmer Ina Forsman ? Pas facile de passer après Carlos Elliot Jr.  Un chant tout en retenue, avec une très belle voix, très soul, mais un peu froide, comme sa Finlande d’origine. C’est elle qui porte tout le concert, les musiciens accompagnant comme ils se doivent, mais à aucun moment ne sont mis en avant. Un concert tout en douceur, façon cabaret, qui me laisse perplexe sur sa renommée (elle va faire la tournée de tout les festivals cet été). Pas très Bad Girl en tout cas. A réécouter dans un autre cadre surement.

Alexis Evans était en charge de clôturer le festival. Damien Daigneau aux claviers est remplacée par Florian Royo à la guitare. On ne perd pas au change. Tenues impeccables, ils ont tout des vieux big band de rhythm’n’blues, avec Alexis en maitre des lieux. Le concert reprend les titres de leur album « Git Bait », sorti en 2016. C’est rodé, placé, le groove est là, ça balance comme il faut. Il aura la gentillesse d’inviter Max Genouel et Hugo Deviers des Pathfinders à venir jammer sur deux titres en fin de concert.

Découvertes, valeurs sures, Bain de Blues reste le plus grand festival du genre de la région. Programmation audacieuse il prouve année après année que les branches de la musique afro américaine sont présentes dans de nombreux styles divers. Mais attention de trop s’éloigner des racines, le blues n’étant pas très présent cette année

Bonne fréquentation le vendredi (effet Manu Lanvin ?), le public était un peu moins nombreux que les autres années le samedi soir. Sans doute un effet long week end de Pâques imposé par un week end d’élections la semaine suivante. Merci à Patrick Lecacheur et à toute l’équipe de bénévoles pour nous offrir un si beau festival.

BLUES EN RADE

Locmiquelic les 24-25-26 Mars 2017

Le Festival Blues en Rade est le premier festival d’une trilogie printanière. Suivront le 08 Avril la Nuit du Blues à Ambon et les 14&15 Avril Bain de Blues. C’est dire qu’en moins d’un mois, on peut se régaler de divers artistes venues des 4 coins du monde pour nous interpréter à leur manière cette musique afro américaines, dans des styles bien différents. Blues en Rade serait le festival le plus classique dans sa formule et son style, alors que la Nuit du Blues à Ambon, va nous faire découvrir des artistes en devenir (je ne citerai que les Alligator Nails de l’année dernière, qui reste l’une des plus belle performance de l’année) et puis le plus imposant, par sa taille, le nombre d’artiste a y jouer, Bain de Blues. Un coté découverte de plus en plus prononcé, parfois aux limites des notes Bleues, mais toujours de beaux moments. Et tout ça dans un rayon de 150km maximum de Rennes, autant dire que nous sommes gâtés.

Pour en revenir à Blues en Rade, lorsque je le cite comme classique, c’est celui qui reste pour moi le plus proche du Blues. Des découvertes, il y en a eu (et de très belles, les Delta Moon et CW Ayon), mais l’esprit reste Blues. Il est aussi un de celui qui dure le plus longtemps, puisque comme l’année dernière, une projection du film « I am the Blues » de Daniel Cross était programmée dès le Jeudi soir, en ouverture de festival. Le vendredi, les choses sérieuses commencent, avec en milieu d’après midi T. Bone Dubagou, avec en autre Joko au chant et à la Guitare, que les fidèles de Roazhon Blues connaissent bien, puisqu’il a animé la dernière Jam session au Mondo Bizarro.

Nouveauté cette année, le concert du vendredi soir changeait d’heure, de lieu et de formule, rien que ça. Fini, l’église Saint Louis, où il pouvait faire relativement frais parfois, place à la salle de Locmalo pour un Cabaret Blues. Pas présent ce soir là, la formule a beaucoup plût si j’en crois les commentaires du lendemain de ceux qui étaient présent.

Pour ce concert, c’était à The Three Gamberros que revenait l’honneur. Présent à Montfort Blues Festival en Novembre dernier, on peut facilement dire qu’ils savent nous emmener sur les terres du Blues Grass, du folk, de la country mais aussi du Blues. La particularité de ce groupe étant quand même le voix de Mig Toquereau, reconnaissable de suite. Une voix grave et rauque, parfois finement secondée par celle de Loretta en choeur, qui donne une note de légèreté à la chanson. Ces artistes sont de formidables musiciens, avec une culture musicale énorme. Présent sur tout le week end, dans des formules différents, ils nous prouveront tous leurs talents.

La soirée cabaret commençant à 19H00, le public présent pouvait se rendre pour finir la soirée, dès 21H30 au bar la Peau de l’Ours, pour écouter Lonj Duo dans un Delta Blues rugueux assez à la mode actuellement. Formule variable, c’est accompagné de Francis « Speedy » Gonzalez à la batterie, qu’ils se produiront.

Le samedi après midi il ne faut pas trop tarder à se présenter à la médiathèque de Locmiquélic, faute de se voir refuser l’entrée. Espace restreint, mais confortable, il accueille tous les ans des artistes du festival, dans une formule électro acoustique.

Cette année, c’est Louisville, c’est à dire, les 2/3 de The Three Gamberros ou la moitié de Loretta & the Bad Kings. Bon pour faire plus simple, on a Anthony Stelmaszack à la guitare et Mig Toquereau à la contre basse. Cette fois ci c’est Anthony qui s’y colle au chant. S’il n’est pas un grand chanteur, il sait être convaincant tout au long de reprises de titres des années 20 à 50, avec du Jimmy Reed, Blind Blake.

Et dans cette formule duo, en électro acoustique, ce n’est que du bonheur. Quelle finesse de jeu à la guitare, dans ce style roots, on est dans l’ambiance tout de suite. On assiste vraiment à un concert en toute intimité, l’espace ressemblant plus à un grand salon, qu’une salle de concert. On se sent vraiment privilégié devant ces artistes qui nous régalent de leur musique. Mig prendra le chant, sans micro, mais en a t-il vraiment besoin, puis la fin du set arrivant, le public réclamera encore quelques titres. Le timing n’étant pas trop serré, c’est avec plaisir que Mig et Anthony prolongeront ce moment pour finir avec un « Rollin’ and Tumblin‘ » de toute beauté.

On descend de la médiathèque pour s’engouffrer de suite sous le chapiteau mis en place par l’association Blues Rive Gauche. Buvette, restauration, scène avec Lonj Duo de nouveau.

Quelle différence entre le set acoustique de Louisville, tout en finesse, au plus proche des racines de ce que fût un Blues, où l’amplification n’était pas encore de mise, et ce son brut guitare/batterie, nous emmenant dans l’atmosphère des Jukes Joints du Mississippi. Voilà une belle démonstration du large éventail qu’est le  Blues.

La grande soirée du samedi accueillait Loretta & the Bad Kings en première partie. Retour de Anthony, Mig, Loretta accompagné de leur batteur Andy Garcia. Sous cette formule, c’est Loretta qui chante. Et elle nous propulse dans un univers tendance Rock’n’roll, teinté de Blues. Et une fois de plus, on reste émerveillé devant le jeu de guitare d’Anthony.

Ici, c’est électrique, il nous embarque de superbes solos, digne des plus grands Bluesmen de Chicago. Il en a accompagné d’ailleurs quelques un, dont Jimmy Burns. Et Loretta, qu’elle show elle nous a offert. Quelle énergie ! Elle m’a rappelé Las Vargas. Elle a littéralement mis le feu à la scène. Plus moyen de l’arrêter.

Le public ne s’y trompera pas, et lui fera une véritable ovation.

La tête d’affiche de cette soirée, c’était l’américain Dave Gross. Soutenu par une belle rythmique française Denis Agenet à la batterie et Abdell B. Bop à la contrebasse, il n’arrivera pas à me convaincre.

Excellent guitariste, ce genre de trio doit faire preuve d’une belle cohérence pour se démarquer des autres. Et puis si Dave est un bon guitariste, on ne peut pas dire qu’il soit un bon chanteur. Surtout quand on cite à plusieurs reprises le nom de Bobby Bland, dont il reprend 3 ou 4 titres. Réécoutons les originaux pour marquer l’écart avece les versions de Dave Gross. Il devrait se mettre au service d’un bon chanteur, et la formule serait payante.

Et s’il en faut la preuve, c’est bien quand Loretta et ses Bad Kings viendront jammer avec lui, que le concert reprend un peu de vigueur. Son dernier morceau, seul à la guitare, en hommage à Django Reinhardt, ne restera pas non plus dans les mémoires. Peut être un peu dur avec lui, mais en France nous avons d’aussi bons guitaristes, déversant autant sinon plus de feeling. AnthonyMister Tchang le lendemain avec Sandra Hall, pour ne citer que ceux présents sur le festival, mais il y en a bien d’autres. Dave Gross est encore jeune (30 ans) et tout l’avenir devant lui. Il lui faut trouver le bon registre, sans doute laisser sa place au chant en prenant peut être exemple sur un Monster Mike Welch qui, aujourd’hui, est bien plus convaincant avec Sugar Ray and the Bluetones.

Le dimanche on retrouve la petite salle de Riantec, pour accueillir Sandra Hall and the blues explosion. Classique, la reine du Blues va faire le show.

Un petit souci du dos, la fera rester assise quasi tout le concert, mais elle a suffisamment de charisme et de métier pour dynamiser le concert. Classique, les reprises de « Ball and chain« , « I’d Rather go Blind« , mais avec de l’amour, du feeling.

Les Blues Explosions l’accompagnent depuis plusieurs années maintenant et chacun participe à cette osmose.  Un set original en acoustique, avec Mister Tchang et Victor Puertas à l’harmonica, nous embarquera pour un court instant sur les rives de Mississippi. Le show est rodé, Sandra hall aime faire monter sur scène un homme pour une danse langoureuse avec elle avant de convoquer nombre de spectatrices pour un final tonitruant sur « Rolling on the river« .

Voilà, la 9ème édition de Blues en Rade s’est terminée, par une superbe prestation de Sandra Hall. Le bilan coté spectateurs est excellent (le concert de Sandra Hall était complet), donc tous les indicateurs sont au beau fixe pour nous préparer une superbe 10ème édition

JIMMY BURNS

St Agathon – le 19/03/2017

La Grand Ourse, salle de spectacle de la petite commune de St Agathon dans les Cotes d’Armor, accueillait ce dimanche 19 Mars, la tournée de Jimmy Burns. Commencée 15 jours plus tôt au Temps Des Crises à Beaumont-en-Véron, elle est passée par l’Odéon à Tremblay-en-France et la voici en Bretagne pour une seule date, avant de repartir pour Strasbourg le lendemain.  Et partout le même succès, le même enthousiasme. Et ce n’est pas le concert de ce soir qui contredira ces éloges.

Ouverture des portes 17H00, il est un peu plus de 17H30, quand Antoine Escalier monte sur scène pour annoncer Jimmy Burns. A peine le temps à Jimmy de rejoindre son tabouret, qu’il ne quittera pas du concert, que le premier titre débute. Pas de doute possible, ce sont bien des sonorités du Chicago Blues qui envahissent la salle, d’autant plus que le son y est très bon.

La section rythmique avec Fabrice Bessouat à la batterie et Antoine Escalier à la basse est sobre mais efficace. C’est Jimmy le leader, celui qui donne le tempo. Fabrice nous le dira à la fin duconcert, après ces 15 jours passé ensemble, la connivence est de mise et chacun est calé. Pas de set list, 70% de titres communs d’un soir à l’autre et puis selon les envies, quelques changement de répertoires. Il faut dire que celui de Jimmy est assez conséquent. 5 albums, tous sous le fameux label de Chicago : Delmark. 1er CD en 1996 et le dernier en 2015.

Mais si Jimmy Burns dirige le groupe, il en est un à qui il laisse de larges espaces d’expression, c’est bien à Xavier Pillac. Et celui-ci en profite pour montrer tout son talent de guitariste de Blues. Rappelez vous, il était au Mondo Bizarro en Décembre avec le Stair Case Blues Band, et il avait déjà été le grand animateur de la soirée. Et bien ce soir c’est un peu pareil. Sauf qu’il ne chantera pas, ce qu’il sait très bien faire d’ailleurs. Mais ces longs solos de guitare seront tout au long du concert, un véritable régal. Le public ne se trompera pas et l’applaudira après chaque intervention. Pour une bonne part des spectateurs, Xavier Pillac est une belle découverte.

Il y a les solos, mais aussi de beaux duels entre Jimmy et Xavier. On sent que chacun prend plaisir à jouer, à s’amuser. De belles passes de guitares nous sont offertes. On ne voit pas le temps passer, que les musiciens quitte déjà la scène. Pour un bref instant. Le temps au public de réclamer un rappel. Jimmy Burns reviendra tout sourire, empoignera sa guitare, repoussera son tabouret derrière lui et se lancera dans une petite danse, avant d’entamer le dernier titre. Xavier a changé de guitare pour jouer du Bottleneck. Ce sera encore l’occasion de « call and response » avec Jimmy. Puis après plus de 10 mn le groupe viendra saluer le public qui lui fera une standing ovation. Il est environ 19H15. Ils auront joué quasi 2 heures. Y’a des dimanches qui sont meilleurs que d’autres, celui-là en fait partie.

Merci à l’association Melrose d’organiser une telle programmation.