Archives pour la catégorie Chronique concert

Compte rendu de concert

FESTIVAL BAIN DE BLUES 2018

20 & 21 Avril 2018 – Bain de Bretagne

Le 20 et 21 Avril dernier avait lieu le Festival Bain de Blues. Bain de Blues, vraiment ?

Sur les 10 groupes programmés les deux soirées, si l’on voulait coller des étiquettes de style, le seul à pourvoir se faire épingler Blues aurait été l’Electric Blues Duo de Xavier Pillac et Antoine Escalier, deux protagoniste de la scène Blues française. Comble de la programmation ce duo jouait sur l’inter scène le vendredi soir.

Mais parfois les étiquettes se décollent, et il faut alors prendre le temps d’écouter pour savoir à qui on a à faire. C’est ce à quoi le public était invité à venir découvrir. Si le beau temps est également invité tous les ans, cette année il avait décidé de faire le déplacement, donnant une petite touche bucolique et insouciante au Festival. Dès l’arrivée sur site, c’est les retrouvailles avec les potes. On prend des nouvelles, on commente les derniers concerts, découvertes, coup de cœur des derniers jours, mois , année selon la dernière rencontre.

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Puis on s’avance un peu et on découvre devant la salle, un grand chapiteau, abritant une belle expo photos de Yves Lafosse et un stand Blues Magazine.

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Le stand dédicace (enfin une table) se tenait là également. Malgré cet aménagement, cet espace faisait un peu vide. L’avantage c’est qu’il n’y avait pas bousculade pour faire signer le CD de son artiste préféré. Peut être aussi que tout le monde n’avait pas compris le déménagement de celui-ci , quand sur les éditions antérieures cela se tenait dans le hall d’entrée.

Ce sont des petits changements, mais c’est aussi ça la vie d’un festival. 12ème édition, l’enfant grandit, murit et donc change.

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Ce changement est annoncé d’ailleurs sur le site du Festival ou la brochure, où l’on trouve cette citation de Richard Borhinger « Jusqu’au vertige à la brûlure de l’âme » et d’expliquer un peu plus loin « l’équipe du festival affiche sa volonté de bousculer les traditions en s’ouvrant à d’autres courant musicaux ».

Alors, même si ce millésime 2018, n’était pas des plus clinquants sur le papier, le mieux était de venir sur place et de voir de quoi il en retournait

L’affiche proposait pour le vendredi soir, Cut The Alligator, formation rennaise, les anglais de The Big Sets, vainqueurs du prix Bain de Blues des RDV de l’Erdre, Thorbjorn Risager & the Black Tornado, tête d’affiche de cette soirée, voir du week end, et Dirty Deep, trio strasbourgeois.

C’est à l’Electric Blues Duo du tandem Xavier Pillac et Antoine Escalier  d’assurer l’ouverture de ce festival ainsi que 3 autres sets de courtes durée lors des changements de plateaux de la scène principale. Mais ce Blues roots qu’ils nous délivrent, ils le maitrisent parfaitement et c’est avec un réel plaisir que l’on reviendra à chaque fois les écouter. Xavier nous offrant lors du dernier quart, un magistral solo de slide guitare. Grace à eux, nous aurons les seules notes bluesy du week end. Mais elles étaient de qualité.

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Pour ma part, la bonne surprise viendra de The Big Sets, Jeunes anglais au look assez étonnant. Sans réinventer l’eau chaude, ils nous ont servi un Blues Rock, teinté de funk, avec une énergie débordante et surtout deux excellents chanteurs. John Smith et Chris Hogg se relaient au chant selon les titres, John, jouant également de l’harmonica, tandis que Chris accompagne Jake Landers à la guitare. Un album est en préparation, on devrait en reparler.

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Pour le reste, Cut The Alligator, malgré leur nombre n’arrive pas vraiment à faire monter la température de leur soul funk. Les voix de Louise ROBARD et Stellis GROSEIL ne nous arrache pas les tripes, et l’ensemble reste un poil trop lisse à mon goût.

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Quant à Thorbjorn Risager & the Black Tornado, ou j’en attendais trop, ou je n’étais pas en forme ou les deux mais je suis passé à coté je pense. La sono était bien trop forte ce soir là et a gâché une partie des concerts. Sinon, c’est rodé, ça joue, c’est en place, ça déroule le tapis tout au long du concert sans accroc. Je demande une seconde chance et espère les revoir, pour me fixer sur eux.

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Dirty Deep je les avais déjà vu plusieurs fois. Mais je pense que lorsqu’ils ont envoyé les premières notes, l’effet fût de taille pour l’ensemble du public. Jamais on n’avais entendu cela à Bain de Blues jusqu’à là, ni aussi fort . Un punk Blues, façon Left Lane Cruiser, du type rythmique qui cogne dur comme un bucheron canadien sur son érable, du très gros son, une grosse voix grave qui ne fait pas dans la dentelle. C’est la touche Patrick Lecacheur, le Rock’n’Roll à l’état brut, celui qui réveille les morts et fait hurler les loups les soirs de pleine lune. La démonstration de vouloir bousculer les traditions, de secouer les habitudes pour empêcher le ronronnement trop prévisible. Que cela ai plu ou pas, une partie du public (et pas que des jeunes) a adoré. Pari gagné pour Patrick.

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La deuxième soirée pouvait laisser encore plus perplexe. Sur le papier, on avait le choix entre des artistes quasi inconnus (Randolph Matthews, Dona Oxford) ou déjà vu (Anne Sorgues) mais surpris de la voir ici, et Aymeric Maini, connu du bouche à oreilles.

 

L’inter scène est assuré avec brio par le trio normand Loscar Combo. Groupe sans étiquette, reprenant avec plaisir des titres le plus souvent issus de la musique populaire américaine (Johnny Cash y est bien représenté), ils nous ont régalé avec ce répertoire tantôt country, tantôt rock y insérant deux titres d’Alain Bashung interprété avec élégance. Coup de coeur de ce samedi.

La grosse claque de la soirée et du week end aura été le show de Randolph Matthews. Style unique, ce dandy londonien cause beaucoup sur scène, mais dans un anglais accessible. Agrémenté de mimes, de sons et de déhanchements façon Mickael Jackson, si on se laisse séduire, on navigue alors dans un univers musical hors du commun. Difficile de mettre des mots pour rendre compte d’un moment de pur bonheur. Je suis captivé par sa voix. L’intro de sa reprise de « Hey Joe » est phénoménale, avec  les mimes de son cœur qui se met à battre lorsqu’il découvre ce morceau pour la première fois, le craquement du vinyle quand le saphir se pose dessus, avec en point d’orgue, le son de la guitare d’Alessandro Diaferio couplé avec la rage de Randolph. La magie opère, le public est comblé. 3ème passage en France, 1er hors de Paris, Randolph Matthews marque l’histoire du festival de son empreinte.

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Difficile de passer après un tel show. Cette terrible tache revenait à Aymeric Maini. Je suis du genre à avoir la digestion lente et après un tel met, le plat suivant me parait toujours de trop. La aussi, difficile d’y accrocher une étiquette, ça joue un peu tous les styles, quitte à perdre un peu l’auditeur. Mais il sait aussi instaurer quelques moments de grâce, en mode acoustique entre autre.

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Anne Sorgues et Yvan Guillevic avait fait l’ouverture de la soirée. Fort de leur nouvelle collaboration et de leur  album « Do it your way » sorti en 2017, ils tournent beaucoup en ce début d’année. Si Anne chante très juste, elle ne transmet ni émotions, ni frissons. Les quelques reprises interprétées, montre peu d’originalité dans le choix et dans le jeu. Yvan Guillevic joue proprement, mais l’ensemble me donne l’impression de l’image d’un show façon Las Vegas, celui qui se joue tous les soirs devant des hordes de touristes de passage dans cette cité illuminée en plein milieu du désert.

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Le final revenait à la claviériste Dona Oxford qui se chargeait de mettre le feu aux poudres avec son Blues Rock Boogie. C’est puissant, il n’y a pas de temps mort, le piano est martelé, parfois même avec le pied, ça swingue. Quoi de mieux pour terminer cette soirée et ce festival.

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Alors que conclure de cette édition 2018 ? Dans l’ensemble, ce fût une réussite. Il a fait beau, le public était présent et les choix de Patrick Lecacheur se sont avérés gagnants.

Maintenant, ceux qui veulent un vrai Bain de Blues, ne viennent plus à Bain de Bretagne. Le festival perd certains spectateurs des premières éditions, mais en conquière d’autres aujourd’hui.

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C’est aussi ça la vie d’un festival.

Alors si l’on est curieux, ouvert d’esprit et que l’on a envi de découvrir de nouveaux sons, ce Festival Bain de Blues est en train de devenir une référence. Il faudrait peut être changer l’appellation en Bain de Sons Afro Américains.

Quant à ceux qui voulaient du Blues, la semaine suivante avait lieu un magnifique concert de Monster Mike Welch et Mike Ledbetter au VIP à St Nazaire. Mais ça c’est une autre histoire

Ce Festival était dédié à notre ami Pedro, qui nous a bien manqué cette année. Salut l’ami

pedro

 

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MONTFORT BLUES FESTIVAL 2017

Du 10 au 18 Novembre 2017

10 ans que ça dure ! De quoi ? Le Montfort Blues FestivalMontfort Blues

10 ans et pas une seule édition manquée. Faut dire qu’habitant à 6 km de Montfort, j’en fais une action citoyenne. Et en dix ans, on en a vu passé des artistes, de renommée locale , régionale, nationale et internationale. Je n’en citerai aucun pour ne vexer personne de ne l’avoir pas mentionné, mais tous ont contribué de belle manière à faire ce qu’est aujourd’hui le Montfort Blues Festival. Merci à eux, merci à la commune d’inscrire ce festival dans la saison culturelle, et merci à Cédric pour son dévouement et sa programmation. Et merci au public de répondre présent chaque année.

DSC_618610 ans ça se fête, mais pas question de voir les choses en 10 fois plus grand. La formule reste la même, un festival off dans les bars, et une soirée avec 4 groupes dans la salle de l’Avant Scène. Même si celle-ci est sold out depuis 3 ans maintenant, elle se prête bien à la soirée. Depuis 10 ans, on se sent un peu chez soi, c’est chaleureux, on y retrouve les copains, que demander de plus ?

Absent le 1er week end, j’ai manqué Red Cabbage au Galop’1 le vendredi 10 novembre. Petite nouveauté, le samedi 11, le deuxième concert se déroulait dans un nouveau lieu à Pleumeleuc au NPA. Les Flying Chickens ont assuré avec un rockabilly superbement bien rythmé parait il, devant un public enthousiasme.

Le week end suivant, c’est les Beanshakers de Douarnenez qui officiait au Galop’1. Jeune groupe, récent vainqueur du prix « Soul Bag » au RDV de l’Erdre (décidément un inépuisable lieu de talent en devenir) leur inspiration est clairement du coté du Chicago Blues. Quelques touches de Jump Blues et de Rhythm’n’Blues, et il n’en faut pas plus pour qu’en fin de soirée, le Galop’1 se transforme en en club du Southside avec plusieurs danseurs, bien décidé à profiter de cet instant.

Soazig (Lazy Buddies) viendra interpréter 2 titres avec les Beanshakers, avant que Cédric vienne soutenir Thierry Perron, pour quelques belles joutes d’harmonicas.

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DSC_7353Tout en restant dans le raisonnable, cette dixième édition était marquée par une tête d’affiche un peu exceptionnelle.   John NEMETH à Montfort, c’est pas rien :. Américain de 42 ans, il est né dans l’Idaho. Il s’est forgé une belle réputation d’entertainer en Californie dans les années 2000. Chanteur, harmoniciste, il a joué avec Anson Funderburgh, Junior Watson, Elvin Bishop, et ouvert  pour Robert Cray, Keb’ Mo’ et Earl Thomas. Il a également été nommé 5 fois aux Blues Music Award. Dans le petit monde du Blues sa venue était attendue. D’autant plus qu’il tourne principalement aux Etats Unis et que sa présence en France et en Europe est plutôt rare. Mais cela change un petit peu. Depuis 2013, John NEMETH s’est installé à Memphis, pour deux raisons. Avoir une position plus centrale, afin d’éviter de long déplacement lors de ses tournées américaines. Et pouvoir enregistrer dans les fameux studios de Memphis, car ce nom évoque de suite le Memphis sound des années 60-70, et les noms de l’écurie Stax Records : Wilson Pickett, Sam & Dave et surtout Otis Redding, pour ne citer qu’eux.

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En 2013, il enregistre l’excellent « Memphis Grease » dont il reprendra plusieurs morceaux lors de ce concert (My Baby’s Gone, Testify My love, Bad Luck Is My Name, etc…), puis en 2017, « Feelin’ Freaky », qu’il défend lors de cette tournée. Quel plaisir de retrouver «Under The Gun », « Feelin’ Freaky », « Kool Aid Pickle » en live. Si sur ces albums, il y a une touche cuivre prononcée, ici en France , c’est en carré d’As qu’il se produit, Chant, Basse, Batterie, Guitare. Le personnel derrière ces instruments, c’est la crème Française. Tout d’abord, Fabrice Bessouat, batteur mais également aux manettes de son label Soul Shot (https://www.soulshot.biz/), c’est lui qui nous propose ces formidables artistes que sont John Nemeth, mais aussi Curtis Salgado aux RDV de l’Erdre ou Kirk Fletcher au VIP au printemps dernier. Allez sur son site, pour vous tenir informé des prochaines tournées à ne pas manquer.

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A la basse son fidèle lieutenant, Antoine Escalier. Ce dernier me confiait que jouer avec des artistes tel que John Nemeth, te forçait à te surpasser. Et si tous travaillent d’arrache pied, il y en a un qui doit mettre les bouchées doubles. Anthony Stelmaszack à la guitare a été impérial une fois de plus. Quel guitariste, quel son ! juste superbe.

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Dernier concert de leur tournée, la cohésion du groupe est parfaite. Les titres s’enchainent naturellement, les breaks sont précis, la mise en place des morceaux carré. John Nemeth dans une combinaison de travail recoloré à la peinture, gère et occupe la scène avec facilité, sans monopoliser le devant et surtout en laissant de la place à chacun. Et Anthony nous a encore démontré (voir CR du concert de Loretta & the Bad Kings » à Blues en Chenin) qu’il est un musicien exceptionnel, l’un des meilleurs guitaristes français. Le concert fût fabuleux de bout en bout, à la hauteur de l’évènement. Un moment qui restera gravé dans les mémoires du Montfort Blues Festival.

Tradition oblige, pour débuter la soirée, nous avions les vainqueurs du prix Montfort Blues Festival du tremplin des RDV de l’Erdre, avec Elise & the Sugar Sweets. Blues, Soul, Rhythm’n’Blues, peu importe le genre, leur musique dégage une énergie communicative. Jeune groupe, mais Olivier Raymond (guitare), Jérome Ferrie (basse) , Olivier Ferrie (batterie) , Sylvain LANSARDIERE (orgue) sont des vieux briscards de la scène Blues et mettent leur talent au service de la belle voix de la jeune Elise Heyte.

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Le début du concert fût difficile pour les spectateurs à cause d’un son bien trop fort qui ne permettait pas de distinguer les instruments. Heureusement qu’en cours de route, cela s’est amélioré, ce qui nous a permis d’apprécier la voix chaude d’Elise, et plus particulièrement sur la reprise de « I’d rather go blind » d’Etta James. Maintes fois reprise par de nombreux artistes, la version de ce soir fût pleine d’émotion et mettra en avant le toucher d’Olivier Raymond, dans un très long et bon solo de guitare. On sent que la force de ce groupe vient de ce duo guitare chanteuse. Le reste du groupe est un peu mis en retrait, scéniquement et musicalement.

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Ce tremplin des RDV de l’Erdre porte bien son nom, car il propulse ces groupes sur les scènes des festivals nationaux. Fred Cruveiller Blues Band, autre vainqueur de ce tremplin, avait remporté le prix Bain de Blues en 2016. Il était donc sur la scène de Bain  au printemps dernier. Cette dernière est plus grande que celle de Montfort, et malgré une belle prestation, ils étaient restés un peu sur leurs réserves. Mais celle de ce soir sera magnifique, la meilleure que j’ai eu l’occasion de voir de ce groupe. L’été a été propice, de nombreuses dates leur ont permis de s’affiner, et à Montfort, c’est en toute décontraction qu’ils vont nous jouer leur Blues Rock .

DSC_7312Power trio, les 3 lascars que sont Fred Cruveiller, Laurent Basso et Eric Petznick, balancent du Chicago blues ou Texan, entre reprises et compos perso. Fred envoi des solos de guitare incisifs. Ce n’est jamais ennuyeux et le son est bon. On apprécie pleinement le niveau du jeu. La rhytmique n’est pas en reste et soutient parfaitement Fred. Un très bon concert de rock blues, qui fait l’unanimité, ça fait du bien. Le public réclamera chaleureusement un rappel, que le Fred Cruveiller Blues Band se fera un plaisir de jouer.

Fred profitera encore un peu de la ferveur des spectateurs, après le concert, au stand de ventes de CD. Dédicaces pour de nouveaux fans, tout heureux de découvrir cet artiste

Les Shaggy Dogs, clôturaient le festival. 4ème groupe de la soirée, c’est une rude tâche, surtout après le concert de John Nemeth. Il est déjà tard et nombre de spectateurs quitte la salle. C’est dommage, car ce combo du sud de Paris, a plusieurs albums à leur actif et une longue expérience (nationale et internationale) de la scène derrière eux. Autant dire qu’ils savent ce que mettre le feu veut dire. Inspiré du son Pub Rock, dont le Dr Feelgood en est la référence, les Shaagy Dogs, déboulent leur rock sans ménagement avec un son massif. Pascal Redondo, dit Red, parcours la scène entre chant et harmonica.

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Plus tard, Olivier Raymond, guitariste de Sugar Sweet est invité à jammer avec Les Chiens Hirsutes. Deux guitares rageuses, une basse grondante, c’est 100% rock’n’roll.

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Un rappel à fond de 6, avec « Road 66 » finira de nous mettre KO.

Une photo avec les musiciens et les derniers spectateurs mettra fin à cette très belle 10ème édition du Montfort Blues Festival.

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Seules les deux petites bougies des 10 ans n’étaient pas à la hauteur du moment. Il manquait un gros gâteau avec 10 vraies bougies. Mais promis, ce sera pour les 20 ans.

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Merci à toute l’équipe du Montfort Blues Festival, à Cédric, à François et aux techniciens, qui cette année nous on offert une belle lumière, ça fait plaisir.

RDV en Novembre 2018.

 

 

 

 

BLUES EN CHENIN

SAINT-LAMBERT DU LATTAY – 26/08/2017

Après deux années d’absence, je revenais avec un grand plaisir à St Lambert du Lattay pour une 14ème édition du Festival Blues en Chenin. Le Chenin est un cépage originaire des bords de Loire.  St-Lambert étant au cœur de cette belle région, le nom du festival était tout trouvé.

Blues en Chenin se déroule aux portes du village, dans un cadre verdoyant, où une belle scène (elle a grandi depuis 2014) domine l’ensemble du parc. Un des nombreux avantages de cette implantation est que, quel que soit l’endroit où l’on se trouve, à la buvette, au stand restauration, à faire le digger dans les bacs à CD de BCR ou de Stéphane, ou à commander un Tee-Shirt, acheter des cartes boissons, on est toujours proche de la scène et le son est bon partout, ce qui permet de profiter à tout instant des groupes sur scène.

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Ouverture du site vers 18H, le public arrive doucement, on commence à retrouver les potes. L’ambiance est décontractée, aidée aussi par une température extérieure des plus agréables (au moins 25°C) en ce début de soirée.

19H, c’est à Mister Joss d’ouvrir les festivités. Groupe local, c’est Guillaume Robin, grand activiste Blues de la région de Cholet qui est sur le devant de la scène pour le chant et l’harmonica. Si les musiciens parlent de leur héritage blues, ils assument aussi être imprégnés de la soul, de la funk et du rock. Mais ce soir le Blues est à l’honneur, Guillaume intervenant à plusieurs moments à l’harmonica, instrument de prédilection de ce genre de musique s’il en est. Le public est conquis et un rappel sera réclamé et obtenu.

Coté spectateurs ça arrive encore, on discute ça et là, le changement de plateau laissant une belle place à la discussion sans avoir à courir sur une interscène. Je vous le dis, c’est cool à St Lambert du Lattay. D’autant plus qu’ils servent un petit coteaux du Layon fortement apprécié par les connaisseurs.

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Le temps aussi d’écouter Dominique Bouillon, transformé en homme sandwich pour l’occasion, présenter la programmation du festival BAR  qui aura lieu du 06 au 08 Octobre à Beaumont-en-Véron.

Se met en place Steve « Big Man » Clayton, qui était pour moi l’inconnu de la soirée et sur lequel je ne m’étais même pas renseigné tant je venais à Blues en Chenin avec toute la confiance qu’il mérite. Par contre quand j’ai vu sur scène Fred Jouglas, Pascal Delmas et Pascal Fouquet, je me suis dit que là, on tenait surement quelque chose de bon. Et ce fût le cas. Steve est un excellent chanteur, mais aussi un grand joueur de piano, et ce n’est pas pour rien qu’on le surnomme le Big Man of Boogie Woogie.

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Rarement vu un boogie aussi entrainant. Faut dire que les protagonistes sur scène ont du métier, et que si la célèbre rythmique a joué avec quasi tout le monde, Pascal Fouquet apporte un véritable son Blues à cet ensemble. Première grosse surprise de la soirée.  Une partie du public est déjà debout et a commencé à danser. Et ce n’est pas fini.

Changement de plateau, et où l’on attendait les Cotton Belly’s en troisième, on voit Loretta se préparer. Allons droit au but, ce fût un concert fabuleux. Je les ai vu plusieurs fois mais ce soir, c’est terrible. Loretta chante à nous filer des frissons (et pourtant il fait encore chaud) et joue de l’harmonica plus qu’à l’accoutumé.

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Anthony Stelmaszack est déchainé, il occupe le devant de la scène à plusieurs reprise. On a le droit à une véritable démonstration de guitare. Jamais vu Anthony comme ça. Il est en surchauffe et Loretta mime un refroidissement de son guitariste.

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Mais le public en redemande encore et encore. Et c’est bien lui qui fait la différence, ce public est d’enfer, il est debout, il danse, il hurle, il chante, alors évidemment le groupe envoie encore plus fort et c’est à celui qui pliera le premier. Et ce soir, les musiciens ont eu fort à faire. La rythmique n’était pas en reste, car si Mig Toquereau reste toujours aussi décontracté, Andy Martin frappait plutôt fort sur ses futs. Un très grand concert de Loretta & the bad Kings. Le meilleur de la soirée.

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Après une telle prestation, beaucoup pensaient que les Cotton Belly’s auraient du mal à relever le défi. Pourtant ils sont connus pour mener leurs concerts tambour battant également. Leur registre est différent, avec des tendances country blues et leur début de concert est dans cet esprit, ce qui fait évidemment baisser un peu la tension. Mais bien vite ils vont augmenter la cadence et l’on assistera à du grand Cotton Belly’s.

Contrairement à d’autres festivals, le public est resté jusqu’à la fin et donc en demande toujours plus. Alors Yann Malek va multiplier les parties d’harmo tout en dansant. Jérome Perraut se lâche aussi à la guitare, ce qui nous permet d’apprécier un très bon jeu fluide et précis. Je retiendrai une très belle version de «Superstition».

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Pour le rappel, le public fait la farandole. C’était peut-être bien lui la tête d’affiche de la soirée finalement. Il a su partager son enthousiasme d’être présent. Entendu d’une personne qui participe à plusieurs festivals et dont c’était la première fois qu’elle venait à St-Lambert : « c’est le meilleur festival de l’année, je reviens l’année prochaine ».

Voilà, je voulais revenir à Blues en Chenin et je n’ai pas été déçu, bien au contraire. Avec une programmation quasi exclusivement Française (exception de Steve Clayton, anglais de souche), Blues en Chenin a démontré que nous avons d’excellents groupes et que la relève est assurée, pour ceux qui en doutaient encore. L’année prochaine, le dernier week-end d’août est déjà sur les tablettes.

DANI DE VITA

MONDO BIZARRO Le 09-06-2017

Vendredi 09 Juin, Roazhon Blues organisait son premier concert de l’année, au Mondo Bizarro évidemment ! Par contre l’artiste invité était loin d’être une évidence. Daniel De Vita un jeune argentin de 29 ans, mais où donc, avons nous été chercher ce gringo.

Dani, est un Bluesman de Buenos Aires, qui tourne un peu dans son pays, voire dans les pays limitrophes. Fort d’un album enregistré en 2015 sous le label Catty Town Records, basé en Irlande, le  CD « Southside Blues », ne laisse aucun suspens en terme de style musical. On est dans du Chicago blues de bonne, voire d’excellente facture.

Riche de cette expérience en studio et de l’envie de découvrir le monde, Dani s’est décidé à venir en Europe sur une période d’un peu plus de 3 mois, d’Avril à Juillet. Mais aussi dans un but d’essayer de se faire connaitre. Et c’est comme ça, que depuis son Argentine natale, il a préparé son voyage, en contactant différents réseaux  Blues d’Europe, et qu’il est tombé sur le site de Roazhon Blues. Il nous a expliqué sa démarche, son trip à travers le vieux continent et l’envie de jouer avec des musiciens  locaux. L’offre tombait plutôt bien, Roazhon Blues venait, après un bilan financier pas trop catastrophique, de prendre la décision d’organiser un nouveau concert le 09 Juin (c’est comme les vacances faut prévoir longtemps avant) sans savoir qui allait être l’invité. Nous lui avons donc proposé de venir jouer au Mondo le 09 Juin, et d’essayer de lui trouver d’autres dates.

Après avoir tourné en Espagne (vaut mieux débuter dans un pays dont la langue n’est déjà pas un problème), à Madrid, Barcelone, puis en France, nous rencontrions Dani le jour même du concert. Installé chez Didier et Andréa (merci à eux pour l’accueil de Dani) depuis une petite semaine, il a pu se reposer (c’est dur la vie sur la route) et c’est en pleine forme qu’il s’apprêtait à jouer au Mondo. Le Roazhon Blues Band s’était préparé à cette soirée et avait bossé les morceaux longtemps avant. Si une répétition avait été organisée pour le vendredi après midi, elle se limitera à une simple balance, Dani estimant, que tout était OK. A cool man !

Bref, sur les coups de 21H15, devant une audience clairsemée Dani monte sur scène pour une intro en solo, puis vite rejoint par Cédric pour un duo Guitare Harmo du meilleur effet. Si le jeu de Dani est appréciable, on reste quand même un peu éloigné du style des morceaux interprétés sur son album, enregistré il est vrai avec des musiciens.

C’est donc une entrée attendue du Roazhon Blues Band qui rejoint Dani après à peine une demi heure de jeu. David à la batterie, Nico à la Basse, Guillaume à la guitare et Cédric à l’harmo, on est en terrain connu. Si pour Dani c’est une première, le Roazhon Blues Band se connait bien, et cela va simplifier énormément le jeu.

Mais c’est bien Dani qui impose le rythme, avec un jeu de guitare (une Gibson de 72 d’origine) très personnel. Pas de surprise, on est dans du Chicago Blues (shuffle, Blues lent) mais son jeu est aéré, avec des variations de tempo, coupant le micro de sa guitare, pour le remette à puissance maxi. La voix de Daniel est dans un registre de ténor, avec un accent américain bien prononcé, l’ensemble donnant un son bien vintage. C’est grâce à son père, qui lui a fait découvrir Memphis Slim, que Dani s’est mis au Blues et plus précisément à celui de Chess Records.  Il y a une qualité réelle, la façon dont il chante parfois, donne le sentiment d’écouter une vieille radio. Le Mondo Bizarro se transforme alors en Checkerboard lounge.

Les rythmes sont connus et le Roazhon Blues Band s’adapte parfaitement au jeu de Dani. Ça à l’air si facile à entendre comme ça. Puis sur la fin, Soazig viendra interpréter deux morceaux, Cédric laissera sa place à Dom, et Fabrice des Bluesmiles prendra la guitare de Guillaume pour profiter également de la bonne ambiance sur scène.

C’est ainsi que se terminera cet excellent concert devant un public très restreint à cette heure tardive. Le show aura duré plus de deux heures, Dani est très heureux d’avoir une fois de plus, joué avec des musiciens de là où il a posé son sac pour quelques jours. Tout le monde est satisfait de l’expérience, et c’est avec plaisir qu’il sera de nouveau accueilli s’il doit repasser dans le coin. Un concert est prévu le lendemain sur Nantes avec le Roazhon Blues Band, avant de s’envoler pour l’Autriche le dimanche suivant.

BAIN DE BLUES

Pour la 11ème édition, Bain de Blues avait ouvert les portes du Blues en grand.

Première soirée le vendredi soir, c’est le groupe d’interscène Blue Butter Pot qui a la lourde charge d’entamer ce festival.

Remy Bonnet chant/guitare et Olivier Le Normand batteur, forment ce duo folk blues, tendance Western. Si le premier set est plutôt acoustique, chaque nouvelle apparition entre deux plateux, fera monter le son pour finir dans un set bien rock très électrifié.

Vainqueur du prix Bain de Blues lors des derniers RDV de l’Edre, Fred Cruveiller et son blues band ont su élaborer un concert avec du blues, un peu de soul et de rock. Fred est aussi bon à l’électrique qu’à la dobro en slide. Remarquablement soutenu par une section rythmique, il y a une véritable cohérence dans ce power trio.

Talmud Beach, groupe Finlandais était surement le groupe le moins Blues du Festival, pour ne pas dire, pas du tout Blues. Découvert lors des dernières Transmusicales, Patrick Lecacheur, grand amateur de musique en tout genre, n’a pas hésité à les programmer dans son festival . Une ouverture vers d’autres horizons, Le grand Nord mélangé à ceux de la West coast.  Entre des sonorité sixties, fleurtanr parfois avec l’ américana, difficile de les classer. Est-ce nécessaire d’ailleurs ? Avec leurs look improblables, ils assurent dans leur registre. Chacun des trois membres prend le lead au chant, mais c’est bien la voix haute perchée du batteur, qui fascine le plus. On est entre du Canned Heat et les Jayhawks.

Patrick nous avait prévenus, Rumble 2 Jungle, ça déménage. Il n’avait pas tort. Une première partie de concert dans un style funky, mais déjà bien enlevé, la seconde moitié du concert était carrément Rock. La chanteuse Kissia San, avec son look afro, n’était pas sans rappeler Lisa Kekaula des Bellrays. C’est déjà bien rodé, ça chante fort bien (dans les deux sens du terme), bref ça assure.

Si Rumble 2 Jungle déménage, que dire de Manu Lanvin pour ce dernier concert de la soirée. Véritable tornade électrique, il a tout emporté sur son passage. S’il fallait décerner un prix du meilleur performer, Manu le remporterait haut la main. Il se donne à fond et une partie du public n’est venu que pour lui. La mayonnaise prend forcément.


De plus, il peut compter sur la frappe puissante et juste de Jimmi  Montout à la batterie, pour donner le rythme. Un concert très rock avec un gros son, ces dames en on eu pour leurs yeux et oreilles, et tant pis si l’on ne retiendra pas sa version de « Red House », vulgarisée au maximum, tout le contraire de ce pouvait faire un Jimi Hendrix.

Samedi, ouverture de la deuxième soirée par The Barnguys, quintet de la région de Caen. Emmené par le chanteur claviériste Alexandre Lesueur, avec une voix soul à souhait, le groupe joue un blues teinté de soul et de rock. Très bonne entrée en matière pour cette soirée.

La suite n’allait pas nous décevoir non plus. The Pathfinders ont un répertoire impressionnant. Leurs concerts ne sont jamais identiques, mais toujours excellent. Malgré un son un peu mat, voir étouffé, nous avons pu apprécier le jeu de guitare de Max Genouel, avec ses interventions qui font mouche à chaque fois. Mention spéciale à Lil’ Lou, qui sera la seule chanteuse du week end à diffuser autant d’émotions dans son chant. Frissons garantis.

Attendu après la sortie de son album « Del Otun & El Mississippi », Carlos Elliot Jr était en France pour seulement quelques dates, dont celle de Bain de Blues.

Colombien d’origine, c’est avec un Blues très inspiré du Nord du Mississippi et des chants amérindiens qu’il va surprendre le public. Bobby Gentilo, en accompagnement à la slide guitare permet d’adoucir le jeu brut de Carlos. Rythme chamanique, danse sur place, on se demande si Carlos ne part pas dans un voyage vers le monde des esprits, jusqu’à la transe. Il se permettra même un Bain de foule. Excellente découverte.

A quel moment fallait il programmer Ina Forsman ? Pas facile de passer après Carlos Elliot Jr.  Un chant tout en retenue, avec une très belle voix, très soul, mais un peu froide, comme sa Finlande d’origine. C’est elle qui porte tout le concert, les musiciens accompagnant comme ils se doivent, mais à aucun moment ne sont mis en avant. Un concert tout en douceur, façon cabaret, qui me laisse perplexe sur sa renommée (elle va faire la tournée de tout les festivals cet été). Pas très Bad Girl en tout cas. A réécouter dans un autre cadre surement.

Alexis Evans était en charge de clôturer le festival. Damien Daigneau aux claviers est remplacée par Florian Royo à la guitare. On ne perd pas au change. Tenues impeccables, ils ont tout des vieux big band de rhythm’n’blues, avec Alexis en maitre des lieux. Le concert reprend les titres de leur album « Git Bait », sorti en 2016. C’est rodé, placé, le groove est là, ça balance comme il faut. Il aura la gentillesse d’inviter Max Genouel et Hugo Deviers des Pathfinders à venir jammer sur deux titres en fin de concert.

Découvertes, valeurs sures, Bain de Blues reste le plus grand festival du genre de la région. Programmation audacieuse il prouve année après année que les branches de la musique afro américaine sont présentes dans de nombreux styles divers. Mais attention de trop s’éloigner des racines, le blues n’étant pas très présent cette année

Bonne fréquentation le vendredi (effet Manu Lanvin ?), le public était un peu moins nombreux que les autres années le samedi soir. Sans doute un effet long week end de Pâques imposé par un week end d’élections la semaine suivante. Merci à Patrick Lecacheur et à toute l’équipe de bénévoles pour nous offrir un si beau festival.